Le Groupe arabe aux Nations Unies, présidé par la Libye, a alerté sur le risque d’«une seconde Nakba» visant les Palestiniens, appelant la communauté internationale à imposer des mécanismes contraignants pour faire rendre des comptes à Israël.
Réuni vendredi au siège des Nations Unies à l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a été le théâtre d’une nouvelle charge diplomatique du Groupe arabe contre l’offensive israélienne dans les territoires palestiniens. Dans une déclaration lue par le chargé d’affaires adjoint de la Libye auprès de l’ONU, Essam Al-Quffa, le groupe a dénoncé ce qu’il qualifie de «guerre de génocide» et de politiques de «nettoyage ethnique» menées dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Le texte présenté devant les participants affirme que les Palestiniens font face à «la poursuite de politiques historiques de déplacement et de déracinement», tout en estimant que l’escalade militaire et humanitaire actuelle traduit une stratégie destinée à «éliminer la cause palestinienne» et à imposer «une nouvelle réalité par la force».
Le Groupe arabe considère que ces développements compromettent directement les perspectives de sécurité et de stabilité au Moyen-Orient.
Cette prise de position intervient alors que les débats diplomatiques autour du conflit israélo-palestinien connaissent une nouvelle intensification au sein des enceintes multilatérales. Le Groupe arabe a notamment reproché à la communauté internationale de se limiter à des condamnations sans effet concret, estimant que l’absence de mécanismes d’application efficaces a transformé les résolutions des Nations Unies relatives à la Palestine en «lettres mortes».
Dans cette perspective, les représentants arabes ont appelé à l’adoption de mesures «pratiques et contraignantes» afin de mettre fin aux violations dénoncées et d’engager la responsabilité de «l’occupation». Le communiqué insiste également sur la nécessité de préserver le mandat de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), régulièrement au centre de tensions diplomatiques depuis le début de la guerre à Gaza.
Le Groupe arabe estime que toute tentative visant à affaiblir l’agence onusienne reviendrait à remettre en cause la question des réfugiés palestiniens ainsi que leur droit au retour. Cette dimension reste l’un des points les plus sensibles du dossier palestinien au sein des négociations internationales et des débats à l’ONU.
En conclusion, le groupe a réaffirmé que la sécurité régionale demeure liée, selon lui, à la fin de l’occupation israélienne et à la création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale, conformément aux résolutions internationales adoptées par les Nations Unies.
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