Le président égyptien multiplie les contacts avec les dirigeants arabes après les frappes entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a réaffirmé le « rejet catégorique » par l’Égypte de toute violation de la souveraineté des États arabes ou de toute atteinte à leur sécurité, à la faveur d’une série d’entretiens téléphoniques avec plusieurs dirigeants de la région, selon des communiqués officiels de la présidence.
Ces déclarations ont été faites lors d’échanges avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani, le roi de Jordanie Abdallah II, le président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al Khalifa, l’émir du Koweït Michaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, ainsi que le Premier ministre irakien Mohammed Chia Al-Soudani.
Ces contacts interviennent dans un contexte de forte escalade militaire, après des frappes menées samedi par les États-Unis et Israël contre l’Iran, suivies de ripostes iraniennes visant notamment plusieurs bases militaires américaines situées dans des pays arabes. La séquence fait craindre un embrasement régional et une déstabilisation prolongée du Moyen-Orient.
Au cours de ces échanges, Abdel Fattah al-Sissi a souligné que « la sécurité des pays arabes est partie intégrante de la sécurité nationale arabe », estimant que toute atteinte à la souveraineté d’un État arabe constitue une menace directe pour la stabilité régionale. Il a exprimé la « solidarité totale » de l’Égypte avec les États et les peuples arabes concernés par ces développements.
Le chef de l’État égyptien a également insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts internationaux et régionaux pour contenir les tensions. Il a réaffirmé que les solutions politiques et diplomatiques demeurent « la voie idéale » pour surmonter les crises, avertissant que la poursuite de l’escalade militaire ne ferait qu’accroître les souffrances des populations et compromettre les perspectives de développement.
Dans ce contexte tendu, un bilan communiqué par les autorités locales iraniennes, relayé par la télévision d’État, fait état d’au moins 51 victimes dans une école du sud de l’Iran. Par ailleurs, plusieurs villes du Golfe abritant des installations militaires américaines ont été secouées par des explosions, tandis que de nombreux pays de la région ont procédé à la fermeture de leurs espaces aériens, entraînant une annulation massive des vols vers le Moyen-Orient.
Face à cette dynamique, Le Caire appelle à un retour rapide au dialogue et à la désescalade afin d’éviter un scénario de chaos régional durable.
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