Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi s’est dit très inquiet de l’escalade militaire au Moyen-Orient et de la poursuite de la guerre en Iran, lors d’un entretien téléphonique dimanche 8 mars avec son homologue français Emmanuel Macron, selon une source officielle au Caire.
Le président Al-Sissi a mis en garde contre les possibles répercussions graves de cette guerre au Moyen-Orient, notamment la hausse des prix des carburants, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les difficultés affectant le transport aérien et maritime, en Egypte comme à l’échelle régionale et internationale.
Le dirigeant égyptien a également condamné les frappes iraniennes visant certains pays arabes, alors que plusieurs Etats de la région, dont certains du Golfe, œuvrent à réduire les tensions et à privilégier la médiation pour parvenir à une solution diplomatique sur le dossier du nucléaire iranien. Il a mis en garde contre les risques d’un élargissement du conflit susceptible de plonger l’ensemble du Moyen-Orient dans une situation de chaos.
Selon le porte-parole de la présidence égyptienne, l’entretien a largement porté sur les évolutions de la situation régionale notamment à Gaza et au Liban, ainsi que sur le renforcement du partenariat stratégique entre l’Egypte et la France.
Al-Sissi et Macron ont insisté sur la nécessité d’appliquer pleinement l’accord de cessez-le-feu à Gaza, de garantir l’acheminement rapide et suffisant de l’aide humanitaire et de lancer sans délai les efforts de reconstruction de l’enclave palestinienne, ajoute la même source.
Ils ont en outre réaffirmé leur rejet de toute tentative qui aboutirait au déplacement des Palestiniens en dehors de leur terre.
Selon le porte-parole, les deux chefs d’Etat ont souligné l’importance d’une coordination renforcée entre les pays d’un « quintette » — Egypte, Arabie saoudite, Qatar, Etats-Unis et France — afin d’éviter une escalade généralisée, mettre fin aux attaques visant le Liban et ses infrastructures, et soutenir les institutions de l’Etat libanais, notamment son armée, afin qu’elles puissent assumer pleinement leurs responsabilités.
Au cours de cet échange, les deux présidents ont insisté sur la nécessité de privilégier les voies pacifiques pour résoudre les crises régionales et d’intensifier les efforts internationaux afin de contenir l’escalade et d’éviter une nouvelle déstabilisation du Moyen-Orient.
AK/Sf/APA







