Sous la présidence conjointe de Donald Trump et d’Abdel Fattah al-Sissi, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement se sont réunis ce lundi à Charm el-Cheikh pour un sommet consacré à la fin de la guerre dans la bande de Gaza et à la stabilité du Moyen-Orient.
Selon la présidence égyptienne, une vingtaine de dirigeants réunis en conférence internationale de Charm el-Cheik ambitionnent de « mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza », de « renforcer les efforts pour instaurer la paix » et d’« ouvrir une nouvelle ère de sécurité régionale ».
Un document officialisant la fin du conflit israélo-palestinien doit être signé au cours du sommet, a précisé le ministère égyptien des Affaires étrangères, qui évoque un texte garanti par les États-Unis, l’Égypte, le Qatar et possiblement la Turquie.
Ni Israël ni le Hamas ne participent directement aux discussions. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annulé sa venue, invoquant la célébration de la fête juive de Simchat Torah. Le mouvement islamiste palestinien agit, pour sa part, « par l’intermédiaire des médiateurs qataris et égyptiens », a précisé un responsable du Hamas. En revanche, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a rejoint Charm el-Cheikh après une invitation de dernière minute adressée par Donald Trump.
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, assiste à la rencontre, aux côtés du roi Abdallah II de Jordanie et du président turc Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier a été aperçu aux côtés d’Emmanuel Macron, arrivé la veille pour exprimer, selon l’Élysée, son « soutien à la mise en œuvre du plan de paix présenté par le président Trump ».
Le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président du Conseil européen Antonio Costa figurent également parmi les participants.
Le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Soudani a participé à plusieurs entretiens bilatéraux, notamment avec Emmanuel Macron. Le Pakistan est représenté par son Premier ministre Shehbaz Sharif, tandis que l’Indonésie a confirmé sa présence, affirmant vouloir contribuer « activement à la reconstruction du territoire palestinien ».
Ce sommet, présenté comme « historique » par la diplomatie égyptienne, vise à poser les bases d’une relance politique et humanitaire dans la région après deux années de guerre. Les observateurs s’attendent à ce qu’il ouvre la voie à un nouveau cadre de négociations multilatérales sous égide américaine et arabe.
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