Le Burkina Faso a appelé à une transformation en profondeur de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), afin de l’adapter aux mutations du monde actuel et de renforcer son efficacité, lors du 11e Sommet des chefs d’État et de gouvernement tenu du 27 au 29 mars 2026 à Malabo, en Guinée équatoriale.
Dans une déclaration prononcée au nom du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors du Sommet de Malabo,le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a insisté sur la nécessité de renforcer la solidarité entre les États membres de l’OEACP et de traduire les engagements politiques en actions concrètes et mesurables au bénéfice des populations, face aux crises sécuritaires, climatiques et économiques.
Le chef de la diplomatie burkinabè a, d’entrée de jeu, transmis les salutations et les félicitations du président du Faso ainsi que celles de ses homologues de la Confédération des États du Sahel (AES), notamment le général d’armée Assimi Goïta et le général Abdourahamane Tiani, à l’endroit du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, pour la présidence en exercice du sommet.
Selon Ouagadougou, le thème du sommet, « Une OEACP transformée et renouvelée dans un monde en mutation », reflète l’urgence d’adapter l’organisation aux défis contemporains marqués par la montée de l’unilatéralisme, les violations du droit international et la multiplication des crises globales.
Le Burkina Faso estime que la survie même de l’OEACP dépendra de la capacité de ses États membres à promouvoir l’unité et à mettre en œuvre des stratégies innovantes, tout en saluant les efforts du secrétariat général pour insuffler une nouvelle dynamique à l’organisation.
Abordant la situation sécuritaire, le pays a souligné la gravité de la menace terroriste, particulièrement dans la région du Sahel, où se concentre près de la moitié des décès liés au terrorisme dans le monde. Face à cette réalité, les autorités burkinabè ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté nationale et au multilatéralisme comme socle d’un ordre mondial plus juste et équilibré.
Le Burkina Faso a également plaidé pour une mutualisation des efforts entre États membres afin de tirer pleinement profit de l’Accord de Samoa, en vue de transformer les défis en opportunités de développement inclusif et durable.
Dans cette dynamique, les pays de la Confédération des États du Sahel ont mis en avant des politiques orientées vers la souveraineté économique, la résilience et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Concluant son intervention, Ouagadougou a réaffirmé son engagement à œuvrer, aux côtés des autres membres de l’OEACP, à la construction d’un multilatéralisme fondé sur le respect des trajectoires nationales et la solidarité, considérée comme un levier essentiel pour des nations prospères et équitables.
Ho/Sf/APA







