Le Burkina Faso et la République du Ghana ont signé vendredi à Ouagadougou sept instruments juridiques à l’occasion de la 13e grande Commission mixte de coopération entre les deux pays, marquant une volonté commune de renforcer leurs liens sur plusieurs fronts stratégiques.
La réunion ministérielle, coprésidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, et son homologue ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa, a débouché sur la signature d’accords, d’un accord-cadre et de protocoles d’accord destinés à insuffler une nouvelle dynamique à l’axe Ouagadougou-Accra.
Parmi les textes adoptés figurent un accord de coopération en matière de transport et de transit, un accord sur la reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux, un accord portant sur la prévention et la gestion des catastrophes et des crises humanitaires, ainsi qu’un accord relatif à la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.
Les deux pays ont également paraphé un accord-cadre de coopération transfrontalière, un protocole d’accord portant création d’une commission mixte paritaire de réaffirmation de leur frontière commune, et un protocole instituant des cadres de concertation périodiques entre leurs autorités administratives frontalières.
À l’issue des travaux, les deux chefs de la diplomatie ont salué les résultats engrangés et rendu hommage au leadership des présidents Ibrahim Traoré et John Dramani Mahama, dont la vision commune a rendu possible ce renouveau diplomatique.
Pour le ministre Jean Marie Traoré, ces sept accords vont bien au-delà de la forme. « Ils constituent des leviers opérationnels, des mécanismes concrets et des outils d’impact pour nos économies et pour nos populations », a-t-il affirmé, ajoutant qu’ils traduisent « un leadership convergent et des visions partagées » entre les deux pays.
Son homologue ghanéen a, quant à lui, réaffirmé le soutien indéfectible d’Accra à Ouagadougou et salué la richesse des échanges.
Les deux délégations se sont engagées à œuvrer pour une mise en œuvre effective de ces instruments, afin que leurs effets soient « ressentis dans le vécu quotidien des populations ».
La 14e grande Commission mixte de coopération est d’ores et déjà fixée à 2028, en territoire ghanéen.
Ho/Sf/APA







