Au 18e sommet des BRICS à New Delhi, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé à une gouvernance renforcée de l’intelligence artificielle (IA) et à une coopération accrue en matière de technologie, de santé et de financement du développement.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a proposé, dimanche, la création d’un mécanisme international chargé de l’évaluation scientifique indépendante de l’intelligence artificielle (IA), lors de la session consacrée aux dirigeants des BRICS et aux pays partenaires, au 18e sommet du groupe qui se tient à New Delhi, en Inde.
La session, placée sous le thème « Résilience, innovation, coopération et durabilité : façonner l’avenir d’une croissance mondiale inclusive », intervient alors que les BRICS cherchent à approfondir leur coopération avec leurs pays partenaires et à élargir leur agenda économique et technologique.
Cyril Ramaphosa a estimé que l’IA dispose d’un potentiel important pour transformer la médecine, l’éducation, la recherche scientifique, l’agriculture et la productivité, tout en contribuant à la réduction de la pauvreté et des inégalités.
Il a toutefois appelé à ne pas sous-estimer les risques associés au développement rapide des systèmes d’IA, citant notamment les cyberopérations avancées, la contribution potentielle au développement d’armes biologiques, l’action autonome, la surveillance de masse, les perturbations du marché de l’emploi et les difficultés que pourraient poser des systèmes devenant plus difficiles à contrôler.
« Nous ne devons jamais atteindre une situation où les capacités technologiques ont dépassé notre capacité à les comprendre, les superviser et les contrôler », a-t-il déclaré.
L’Afrique du Sud propose ainsi que les BRICS mettent en place un mécanisme international d’évaluation scientifique indépendante de l’IA, assorti de principes de contrôle humain, de procédures obligatoires de signalement des incidents graves et de garanties progressivement renforcées à mesure que les capacités des systèmes augmentent.
Prétoria souhaite également que les économies en développement bénéficient d’investissements accrus dans leurs propres capacités souveraines d’IA. Ramaphosa a, dans ce cadre, apporté son soutien à la proposition chinoise visant à établir un écosystème d’IA pour les BRICS.
Le président sud-africain a par ailleurs appelé à renforcer la coopération scientifique et sanitaire au sein du groupe, notamment dans le développement des vaccins, la surveillance génomique et les capacités de diagnostic.
Sur le plan économique, il a soutenu une expansion « équilibrée et progressive » de la Nouvelle Banque de développement et appelé à accroître l’utilisation des monnaies locales, à renforcer les systèmes de paiement transfrontaliers et à approfondir l’interconnexion financière entre les membres des BRICS.
Ramaphosa a également insisté sur les enjeux climatiques et le développement des infrastructures africaines. Il a plaidé pour l’intégration de la réduction des risques de catastrophes liées au changement climatique dans les politiques macroéconomiques, le financement climatique et les infrastructures durables.
Concernant les ressources naturelles, il a appelé à ce que la transformation et la valorisation des minerais africains interviennent au plus près des lieux d’extraction, afin de favoriser la création de valeur sur le continent.
Le chef de l’État sud-africain a enfin appelé les BRICS à approfondir leur coopération avec les pays partenaires, notamment dans les domaines de la santé publique, de l’éducation, de la science et de la technologie.
AC/Sf/APA





