Accra a officiellement protesté auprès du Secrétaire général des Nations Unies après l’attaque contre son contingent de maintien de la paix au sud du Liban, qui a grièvement blessé deux soldats, dans un contexte d’escalade régionale impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis.
Le gouvernement du Ghana a déposé formellement le 6 mars 2026 une protestation auprès du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, après une attaque contre des soldats ghanéens servant au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL/UNIFIL), a annoncé le 7 mars le ministère ghanéen des Affaires étrangères.
L’attaque, survenue le 6 mars 2026, a grièvement blessé deux soldats ghanéens et traumatisé un troisième. Le mess des officiers du bataillon a été entièrement détruit par l’incendie provoqué par l’impact des missiles. Les blessés ont été pris en charge dans un bunker médical avant leur évacuation vers l’hôpital de référence de la mission onusienne, tandis que les troupes restantes ont été mises à l’abri dans des bunkers souterrains.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, qui a transmis la protestation au nom de l’exécutif ghanéen, a exigé l’ouverture d’une enquête « complète, immédiate, impartiale et transparente » sur les circonstances de l’incident. Accra qualifie l’attaque de « grave violation du droit international » pouvant être assimilée à un crime de guerre et demande que les responsables soient identifiés et traduits en justice.
Le gouvernement ghanéen a également exhorté l’ONU à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de l’ensemble du contingent ghanéen déployé sous le drapeau onusien.
« Le gouvernement du Ghana assure ses vaillants soldats qu’aucun effort ne sera épargné pour poursuivre la justice et garantir une protection renforcée », souligne le communiqué, qui réaffirme l’« engagement indéfectible » d’Accra envers les opérations de maintien de la paix.
L’incident survient dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient lié à la confrontation entre l’Iran et Israël, avec l’implication directe des États-Unis. Dans le sud du Liban, le mouvement chiite Hezbollah, allié de Téhéran, a multiplié les tirs de roquettes et drones vers le nord d’Israël en représailles aux frappes israélo-américaines contre l’Iran. En réponse, les Forces de défense israéliennes ont lancé des frappes aériennes et des opérations terrestres dans le sud libanais, provoquant combats, destructions et déplacements de civils.
La FINUL, déployée depuis 1978 pour surveiller la cessation des hostilités le long de la « Ligne bleue » et soutenir l’armée libanaise dans le maintien de la sécurité, se retrouve exposée aux risques croissants liés aux opérations militaires des différentes parties.
AC/Sf/APA







