La 4e session de la Commission gouvernementale mixte algéro-tchadienne s’est ouverte à Alger sous la coprésidence des ministres des Affaires étrangères, Ahmed Attaf et Abdallah Saber Fadl. Cette rencontre officielle vise à renforcer les relations bilatérales et à explorer des pistes de coopération économique, selon les déclarations des deux parties. Les discussions ont porté sur l’investissement, les échanges commerciaux et l’intégration régionale, dans un contexte de rapprochement diplomatique entre Alger et N’Djamena.
La 4e session de la Commission gouvernementale mixte algéro-tchadienne, ouverte à Alger, s’accompagne d’un discours volontariste sur le développement d’un partenariat économique plus structuré. Un forum d’affaires algéro-tchadien s’est tenu en parallèle, avec la participation d’opérateurs économiques des deux pays. Le ministre algérien du Commerce extérieur, Kamel Rezig, a évoqué la nécessité d’aligner les flux commerciaux sur le niveau des relations politiques, en ciblant plusieurs secteurs tels que les engrais, les matériaux de construction, l’agroalimentaire et l’industrie pharmaceutique.
Cependant, aucun chiffre officiel récent n’a été communiqué sur le volume actuel des échanges commerciaux entre les deux pays, ni sur leur évolution. Cette absence de données rend difficile l’évaluation du point de départ réel de cette coopération économique et des progrès attendus. Les ambitions affichées contrastent ainsi avec le manque d’indicateurs permettant de mesurer l’intensité effective des relations commerciales bilatérales.
Dans le prolongement de ces discussions, les autorités mettent en avant des perspectives liées au plan « Tchad Connexion 2030 », qui prévoit plus de 30 milliards de dollars d’investissements (environ 27,5 milliards d’euros). Ce programme pourrait théoriquement ouvrir des opportunités pour les entreprises algériennes, notamment dans les infrastructures et les services. Néanmoins, aucun engagement contractuel précis ni calendrier opérationnel n’a été rendu public à l’issue de cette session.
Au-delà de l’économie, la coopération s’étend à l’enseignement supérieur et aux infrastructures, avec des échanges sur la numérisation universitaire et le développement routier. Là encore, les discussions restent à un stade déclaratif, sans annonces chiffrées sur des projets spécifiques. Cette session illustre ainsi une intensification du dialogue bilatéral, dont la traduction concrète dépendra de la capacité à formaliser des accords mesurables et suivis dans le temps.
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