Lors d’un échange téléphonique autour de la cause palestinienne, le président algérien a évoqué avec l’émir de l’état du Qatar, les relations bilatérales fortes, et sont convenus d’une rencontre prochaine.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune s’est entretenu par téléphone avec l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a annoncé la présidence de la République. La conversation, présentée comme fraternelle, a porté sur la situation palestinienne et s’est conclue par l’annonce d’une prochaine rencontre entre les deux dirigeants.
Selon le communiqué officiel, Tebboune a salué les efforts de Doha en faveur de la cause palestinienne, malgré les « récentes agressions » dont le Qatar aurait été victime, et a encouragé l’émir à poursuivre son action. Au-delà de ce volet consensuel, les deux chefs d’État ont évoqué les « relations bilatérales fortes », une formule récurrente dans le langage diplomatique, mais qui masque des divergences persistantes entre Alger et Doha.
Si les deux pays affichent régulièrement leur proximité sur le dossier palestinien et sur certaines questions régionales, leur relation est marquée par des ambiguïtés. Le Qatar entretient des liens stratégiques étroits avec la Turquie et d’autres puissances régionales dont l’agenda diffère souvent de celui de l’Algérie. Par ailleurs, la compétition d’influence au sein du monde arabe et la gestion de certains dossiers énergétiques continuent de nourrir des tensions latentes.
L’annonce d’une rencontre prochaine entre Tebboune et l’émir Tamim est présentée comme un signe de rapprochement. Mais, pour de nombreux observateurs, elle illustre davantage une tentative de rééquilibrage qu’une véritable convergence stratégique entre Alger et Doha.
MK/Sf/APA







