Le long conflit qui divise la Zambie au sujet des funérailles de l’ancien président Edgar Lungu connaît un nouveau rebondissement : sa famille rejette les dernières allégations d’empoisonnement.
Les avocats de la famille Lungu ont déclaré que cinq membres de la
famille de l’ancien président ont été interrogés par la police sud-africaine dans le cadre d’une enquête criminelle sur un empoisonnement présumé.
« Notre cabinet s’est conformé aux cinq citations à comparaître émises
dans le cadre de l’enquête criminelle concernant l’empoisonnement présumé de feu l’ancien président Edgar Lungu », a indiqué le cabinet Mashele Attorneys Inc. dans une lettre adressée à la police.
Ils ont insisté sur le fait que ces allégations – qui, ironiquement, découlent d’une déclaration publique faite par l’une des filles de Lungu l’année dernière – sont « sans fondement et non étayées par des
preuves crédibles ».
Ces allégations, qui font désormais l’objet d’une enquête de la police
sud-africaine, surviennent alors même que la famille avait déjà exprimé ses inquiétudes quant à un possible acte criminel.
Edgar Lungu est décédé en juin dernier dans une clinique de Prétoria, à l’âge de 68 ans, et sa dépouille repose depuis lors dans une morgue sud-africaine. Son décès a déclenché une longue bataille juridique entre sa famille – qui insiste pour qu’il soit inhumé dans l’intimité en Afrique du Sud – et le gouvernement zambien, qui souhaite le
rapatriement de sa dépouille pour des funérailles nationales.
Un tribunal sud-africain a statué en faveur du gouvernement zambien en
août, mais la famille a fait appel.
Le funérarium où repose la dépouille de Lungu serait placé sous surveillance permanente, les avocats ayant mis en garde la police contre toute violation des ordonnances de la Haute Cour qui confient la garde du corps à cet établissement jusqu’à la conclusion de la procédure judiciaire.
La veuve de Lungu est restée en Afrique du Sud pour mener les
démarches juridiques de la famille et a déposé la semaine dernière un recours devant la Cour suprême d’appel de Bloemfontein afin d’obtenir l’annulation de la décision ordonnant le rapatriement.
JN/fss/Sf/APA







