De nouveaux accords signés entre le gouvernement tchadien et l’ONG sud-africaine African Parks Network (APN) marquent la fin d’une période de tensions, ouvrant la voie à un partenariat renouvelé.
Le gouvernement tchadien, à travers le ministère de l’Environnement, et African Parks Network (APN) ont signé, ce jeudi, de nouveaux accords de partenariat pour la gestion de quatre espaces naturels majeurs du pays : le Parc national de Zakouma, le Parc de Siniaka-Minia, la Réserve de l’Aouk et la Réserve naturelle et culturelle de l’Ennedi. Les documents ont été paraphés et signés par le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, et le président-directeur général d’African Parks, Peter Fearnhead.
Cette signature intervient au terme d’un processus engagé plusieurs mois auparavant. Le 6 octobre 2025, le gouvernement tchadien avait mis fin aux accords de partenariat alors en vigueur avec African Parks Network, une décision présentée comme visant à renforcer la gouvernance des aires protégées et à préserver les intérêts de la Nation.
Le dialogue a repris dès le 17 octobre 2025, à l’occasion d’une réunion de travail qui a abouti à une déclaration conjointe réaffirmant la volonté commune de rétablir la coopération. Pour formaliser cette relance, le gouvernement a créé, par arrêté du 31 décembre 2025, un comité de négociation coprésidé par le ministre de l’Environnement et son homologue chargé du Tourisme.
Quatre avancées majeures
Selon le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, les nouveaux accords introduisent plusieurs innovations majeures par rapport au précédent cadre de coopération.
La première concerne le renforcement du rôle de l’État dans l’orientation stratégique, le suivi, l’évaluation et le contrôle de la gestion des aires protégées. La deuxième porte sur une cogestion repensée, fondée sur une responsabilité partagée, une meilleure répartition des rôles et des mécanismes de décision plus équilibrés.
La troisième innovation est le renforcement de la gouvernance financière, avec, pour la première fois, la domiciliation au Tchad d’un compte bancaire dédié aux ressources du partenariat, afin d’améliorer la transparence et la traçabilité des opérations. Enfin, les accords ouvrent davantage la gouvernance aux collectivités territoriales, les présidents des conseils provinciaux concernés siégeant désormais comme observateurs au sein des conseils d’administration.
Les nouveaux accords mettent également l’accent sur le développement de l’écotourisme, le renforcement des exigences de transparence et de reddition de comptes de la part d’African Parks Network, ainsi que sur l’accroissement des investissements au profit des communautés riveraines, notamment à travers la création d’emplois, le soutien aux activités génératrices de revenus et la réalisation d’infrastructures sociales.
La lutte contre le braconnage et la protection de la biodiversité figurent également parmi les priorités réaffirmées par les deux partenaires.
CA/te/Sf/APA







