A Assinie, dans le Sud-Est de la Côte d’Ivoire, l’entrepreneur culturel Renaud Chauvin Buthaud, fondateur de la Maison d’Akoula, a créé l’École du Beau, un modèle d’économie culturelle locale où la transmission, la jeunesse et la durabilité s’unissent pour façonner un nouveau visage du développement social et artistique africain.
A deux heures d’Abidjan, dans le calme d’Assinie, s’élève un projet singulier : l’École du Beau, un espace de création et d’apprentissage imaginé par Renaud Chauvin Buthaud, fondateur de la Maison d’Akoula.
« Ici, la culture n’est pas un luxe, mais un levier de développement. L’École du Beau est née d’un rêve simple : redonner à la jeunesse africaine la fierté de créer, de transmettre et d’innover à partir de ses propres codes esthétiques. », explique Renaud Chauvin Buthaud.
Au cœur du projet, la transmission intergénérationnelle et la valorisation des savoir-faire locaux. Les jeunes des villages d’Assinie et des environs y apprennent la couture, la sculpture, le design, la teinture naturelle.
L’objectif de cette école, c’est de former des artisans-entrepreneurs capables de vivre dignement de leur talent, rapporte-t-il, tout en laissant entendre que l’École du Beau s’inscrit dans une logique d’économie circulaire et durable.
Les matériaux utilisés proviennent de circuits locaux (bois, fibres, pigments naturels) favorisant ainsi une chaîne de valeur intégrée. Les créations issues de l’école sont ensuite commercialisées par la Maison d’Akoula, offrant aux apprenants une première expérience concrète du marché.
« Nous voulons que ces jeunes comprennent que la beauté peut être une économie. Créer, c’est aussi produire de la valeur, du sens et du lien social », confie Chauvin Buthaud. La station balnéaire d’Assinie se trouve entre mer et lagune.
Au-delà de la formation, le projet vise à faire d’Assinie un pôle d’innovation sociale et artistique, où la culture dialogue avec l’environnement et le développement durable. Des résidences d’artistes, des ateliers ouverts et des collaborations internationales y sont régulièrement organisés.
Avec l’École du Beau, Renaud Chauvin Buthaud réinvente la manière de penser l’économie culturelle : une approche où la beauté devient moteur de croissance et la jeunesse, un catalyseur de transformation locale.
AP/Sf/APA





