Le ministère public ivoirien a requis, ce vendredi 30 janvier 2026, 24 mois de prison avec sursis contre Kouyaté Koumba, une femme de 68 ans, reconnue coupable d’outrage envers l’icône de la musique ivoirienne Aïcha Koné.
Ce procès, qui opposait deux figures liées par une enfance commune, portait sur des propos jugés outrageants diffusés sur les réseaux sociaux par la prévenue, Kouyaté Koumba, à l’encontre de celle que l’on surnomme « la diva de la musique ivoirienne ».
Pour Aïcha Koné, dont la carrière internationale dépasse les 50 ans, le seuil de tolérance a été franchi. À la barre, l’artiste a expliqué avoir porté plainte pour laver son honneur et protéger sa dignité face à des accusations graves portées contre elle sur les réseaux sociaux.
Selon ses déclarations, Kouyaté Koumba l’a accusée d’avoir détourné les documents de sa résidence actuelle avec l’aide de l’ancien président Laurent Gbagbo. Plus grave encore, la prévenue l’a publiquement impliquée dans l’affaire Norbert Zongo, le journaliste burkinabé assassiné en 1998.
« Je suis Aicha de toute l’Afrique. Ce qu’elle dit sur les réseaux sociaux me porte préjudice. Des personnalités m’interpellent pour comprendre ce qui se passe. Je demande simplement des preuves », a martelé la chanteuse devant le tribunal.
Face à la gravité des faits et à la fermeté de la partie civile, Kouyaté Koumba a joué la carte de l’apaisement et de la nostalgie. « Je m’excuse auprès d’elle. Elle est ma grande sœur, nous avons grandi ensemble », a-t-elle plaidé. Le verdict est attendu pour le 13 février 2026.
Le ministère public a également requis un million de FCFA d’amende contre Kouyaté Koumba, au regard de la gravité de la diffamation. Ce fait rappelle une fois de plus que la liberté d’expression sur les réseaux sociaux s’arrête là où commence le respect de l’honneur d’autrui.
AP/Sf/APA





