La ville d’Agadir a lancé une édition spéciale du Salon international de l’argan, pensée comme un rendez-vous continental mêlant valorisation du patrimoine, échanges culturels africains et promotion d’un écosystème emblématique du sud marocain.
Agadir a officiellement donné le coup d’envoi, dimanche, de la quatrième édition du Salon international de l’argan, un événement placé sous la supervision du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts, et organisé par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA). Selon les organisateurs, le salon se poursuivra jusqu’au 16 janvier 2026.
Installé à la Place Prince Héritier et à la Place Hôtel de Ville, le Salon de l’argan s’inscrit dans le cadre élargi de la Foire de l’arganier et de l’artisanat, qui accueille également la neuvième édition de la Semaine nationale de l’artisanat. L’événement entend offrir une vitrine intégrée des produits de l’arganier et du savoir-faire artisanal local, dans un espace ouvert au grand public comme aux professionnels.
Cette édition intervient dans un contexte particulier, alors que le Maroc accueille la Coupe d’Afrique des nations 2025. Les organisateurs ont choisi de faire coïncider le Salon avec la compétition afin de favoriser les échanges culturels et de renforcer les liens entre les peuples africains, à la faveur de l’afflux de supporters et de visiteurs attendus à Agadir durant les matchs.
Placée sous le thème « L’arganier, symbole de résilience et d’adaptation, pont de communication africaine », la manifestation met en avant la valeur environnementale, économique et sociale de cet arbre endémique. L’arganier joue un rôle clé dans la protection des écosystèmes, la lutte contre la désertification et le maintien des équilibres naturels, tout en constituant une source de revenus essentielle pour les populations rurales.
Près de 200 stands présentent des produits à base d’argan — huile, cosmétiques et produits alimentaires — ainsi que des créations artisanales reflétant la richesse du patrimoine marocain. Plus de vingt pays africains participent à cette édition à travers leurs propres pavillons, faisant du Salon un espace de dialogue, de diversité culturelle et de partage d’expériences autour d’un héritage commun.
En réunissant producteurs, coopératives et artisans, le Salon offre une lecture complète de la chaîne de valeur de l’arganier et met en lumière l’articulation entre ressources naturelles et artisanat traditionnel. Le programme comprend des expositions, des animations culturelles et des actions de sensibilisation axées sur les pratiques durables et la préservation d’un écosystème reconnu à l’échelle internationale. Lundi, le wali de la région Souss-Massa, Saïd Amzazi, a effectué une visite du site dans le cadre des activités d’ouverture.
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