Le PPA-CI, le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a annoncé ce vendredi 7 novembre 2025, le report à une date ultérieure de sa marche de protestation, prévue le samedi 8 novembre 2025, dans une note urgente.
Le parti entend rendre hommage, ce samedi 8 novembre 2025, à ses disparus « tombés à Yamoussoukro lors des manifestations contre le quatrième mandat anticonstitutionnel de Alassane Ouattara ». Il invite, ainsi, les militants à se rendre à Yamoussoukro pour ces obsèques.
A cette occasion, le président du PPA-CI, Laurent Gbagbo a instruit la direction du parti à l’effet de « privilégier une mobilisation pour rendre hommage à nos disparus », souligne la note, qui appelle toutefois les militants à demeurer mobilisés dans l’attente de nouvelles dispositions.
Le préfet du département d’Abidjan, Andjou Koua, a opposé une fin de non-recevoir à la marche de protestation que le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition), projette d’organiser le samedi 8 novembre 2025 à Cocody.
L’annonce de la mesure a été faite à travers un communiqué officiel publié par la préfecture d’Abidjan. Selon le texte, le PPA-CI, le parti de Laurent Gbagbo, avait, par correspondance en date du 4 novembre 2025, informé le préfet de son intention d’organiser une manifestation publique.
Mais, cette initiative se heurte à l’arrêté interministériel N°0755/MIS/MEMD du 17 octobre 2025, pris conjointement par le ministre d’État, ministre de la Défense, et le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, interdisant les manifestations publiques sur deux mois, hormis les meetings électoraux.
Cet arrêté, rappelé dans le document, stipule que les meetings et manifestations publiques des partis et groupements politiques, à l’exception de ceux prévus dans le cadre de la participation au processus électoral, sont interdits pendant une période de deux mois, à compter du 17 octobre 2025.
Se fondant sur cet arrêté, le Préfet du département d’Abidjan a invité le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo à se conformer à la réglementation en vigueur, prévenant des risques liés à toute tentative de défiance à l’autorité de l’État.
Par conséquent, le préfet d’Abidjan a invité « instamment les organisateurs de cette marche à se conformer aux termes dudit arrêté dont la violation constituerait une défiance à l’autorité de l’État et engendrerait des troubles à l’ordre public, prévus et sanctionnés par la loi »
Tout en mettant en garde contre les risques d’atteinte à la tranquillité publique, l’autorité administrative en appelle au sens de responsabilité des populations et des acteurs politiques, poursuit le communiqué de la préfecture d’Abidjan.
Le préfet de Région, préfet du Département d’Abidjan dit compter sur le sens de civisme de tous et de chacun pour garantir la quiétude et la tranquillité. Cette marche visait à protester contre les résultats de la présidentielle du 25 octobre 2025 et l’arrestation de certains cadres du parti.
AP/Sf/APA







