La Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) a tenu, ce mercredi 7 janvier 2026, à son siège d’Abidjan-Plateau, une session d’information cruciale dédiée à la présentation de l’Annexe fiscale 2026.
Cette rencontre, pilotée par la Commission juridique et fiscale de la CGECI, le Patronat ivoirien, a réuni de nombreux opérateurs économiques et partenaires institutionnels désireux de s’approprier les nouvelles dispositions de l’annexe fiscale 2026.
Au cœur des échanges, les mesures en faveur de l’innovation technologique. Marthe Kouaho Traoré, membre de la Commission juridique et fiscale, a détaillé les avancées majeures introduites par l’article 35 de la nouvelle Loi de finances, qui institue un régime inédit pour les start-ups numériques labellisées.
En application de la loi du 23 novembre 2023, ces jeunes pousses bénéficient désormais d’un arsenal de mesures d’accompagnement pour booster leur croissance : avantages douaniers et accès privilégiés aux marchés publics pour faciliter leur mise à l’échelle.
L’article 35 de l’annexe fiscale 2026 offre aux start-ups numériques labellisées des garanties bancaires et des financements directs (publics et privés), des exonérations fiscales couvrant l’impôt sur les bénéfices industriels et Commerciaux (BIC) pour le régime réel, ainsi que la cotisation forfaitaire pour les microentreprises.
L’une des innovations majeures concerne l’allègement des coûts financiers. Les start-ups numériques labellisées seront exonérées de la Taxe sur les opérations bancaires (TOB) et de l’impôt sur les revenus des créances concernant les intérêts des crédits contractés.
« Ces avantages sont valables pour une durée de trois ans à compter de l’année suivant la labellisation », a précisé Kouaho Traoré. Elle a rappelé que le label, dont la validité est plafonnée à cinq ans, doit être sollicité auprès du Comité de labellisation dédié, sous la tutelle du ministère de la Transition numérique.
Il est à noter que ces mesures ciblent spécifiquement les start-ups opérant en dehors de la zone franche (VITIB), garantissant ainsi une équité de soutien sur l’ensemble du territoire national. Ces mesures sont valables pour cinq ans, toutefois elles sont définies par décret pris en Conseil des ministres.
À travers cette session, la CGECI réaffirme son rôle de pont entre l’administration fiscale et le secteur privé, s’assurant que les réformes de 2026 deviennent de véritables leviers de compétitivité pour l’économie ivoirienne.
AP/Sf/APA







