Nouveau rebondissement sur la scène politique ivoirienne. Calixte Yapo Yapo, récemment nommé secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), est attendu ce mardi 27 janvier 2026 dans les locaux de la préfecture de police d’Abidjan.
Calixte Yapo a reçu une convocation officielle l’invitant à se présenter au Service des enquêtes générales à 9h00 (GMT, heure locale). Si le document administratif confirme ce rendez-vous policier, il reste cependant muet sur les motifs réels de cette interpellation, n’indiquant aucun objet précis.
Cette convocation intervient dans un climat particulièrement lourd pour le principal parti de l’opposition ivoirienne. Le PDCI traverse actuellement une période de fortes tensions internes, exacerbées par les récents enjeux électoraux.
La nomination de Calixte Yapo au poste de secrétaire exécutif visait à stabiliser l’appareil du parti, mais cette démarche judiciaire pourrait fragiliser davantage la direction. Ce dernier a succédé, en novembre 2025, à Sylvestre Emmou, nommé conseiller spécial de Tidjane Thiam, président du PDCI.
Ce n’est pas la première fois que des cadres du mouvement fondé par feu Félix Houphouët-Boigny sont inquiétés par la justice. Cette convocation fait écho aux dossiers de Soumaila Bredoumy, porte-parole du parti, et d’Innocent Yao, leader de la jeunesse rurale.
Tous deux avaient été interpellés pour des faits de « troubles à l’ordre public » dans la foulée de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Toutefois, leur situation a évolué suite aux élections législatives du 27 décembre 2025 : élus députés en prison, ils ont bénéficié d’une mise en liberté sous contrôle judiciaire.
Au siège du PDCI à Cocody, l’inquiétude grandit. Les partisans du parti voient dans cette nouvelle convocation une tentative de pression supplémentaire sur l’opposition. La police dévoile, ce mardi, les griefs portés contre le patron de l’administration du PDCI.
Tidjane Thiam, ancien directeur général de Crédit Suisse, et président du PDCI, qui a quitté le pays, peu avant les élections présidentielles d’octobre 2025, retarde son retour en Côte d’Ivoire, craignant une éventuelle interpellation judiciaire.
Sf/AP-APA





