Accusé de faux et d’escroquerie portant sur une parcelle foncière à Anyama Adjame-Ahouabo, communément appelée « 4 croix », l’aménageur foncier Touré Ahmed Boua, Président Directeur Général de Sophia Immobilier, est sorti de son silence.
Au cours d’une conférence de presse animée le mercredi 09 septembre à Cocody, Touré Ahmed Boua, Président Directeur Général de Sophia Immobilier, a apporté un démenti formel aux accusations portées contre sa personne par Soumahoro Mory, responsable de l’Entreprise Soumahoro Travaux Publics (ESTP), documents à l’appui.
Selon Touré Ahmed Boua, il ne se reconnaît nullement dans les faits qui lui sont reprochés, se présentant comme le mandant légal du site indexé. Il explique avoir cédé une parcelle de 300 ha sur les 629 ha dont il dispose à Soumahoro Mory, afin que ce dernier y procède à des travaux de lotissement sur une période de 36 mois, conformément à une convention établie entre les deux parties.
Or, au constat du PDG de Sophia Immobilier, son mandataire aurait outrepassé sa zone de compétence pour effectuer des travaux sur des sites voisins à sa parcelle. Pour lui, le motif brandi par son accusateur d’avoir reçu de faux documents ne tient pas, puisqu’il aurait été interpellé à plusieurs reprises lors de la réalisation des travaux sur la nécessité de se conformer à la délimitation contenue dans leur contrat.
Touré Ahmed Boua soutient par ailleurs que l’ensemble foncier dont il dispose procède d’une concession à lui faite par l’État de Côte d’Ivoire, aux fins d’aménagement dans le cadre du projet « Akwaba City ». À l’aide d’un ensemble de documents administratifs, il a démontré être le détenteur légal des parcelles concernées et a invité l’entreprise ESTP à en faire de même si elle s’estime véritablement lésée.
Dans le souci de rétablir la vérité face aux agissements de Soumahoro Mory, l’opérateur affirme avoir commandé un rapport d’expertise sur le site litigieux par un géomètre assermenté, afin de déterminer l’étendue de sa parcelle et les travaux exécutés par le mandataire.
Cette étude, réalisée par le géomètre Coco Habib au mois d’août, aurait permis de relever une non-concordance entre le mandat contractuel portant sur les 300 ha et la réalité de l’aménagement du terrain.
« Le rapport affirme que la réalité du terrain démontre que les travaux exécutés ont été réalisés au sud, en dehors de la parcelle de Sophia et sur une assiette appartenant notamment à la CNPS et à la CGRAE », relève Touré Ahmed Boua.
Pour le PDG de Sophia Immobilier, les débats doivent laisser place à la vérité technique, seule issue de résolution de ce conflit. « Aux accusations, les preuves ; aux paroles, les plans ; aux montants, l’audit ; aux conflits de périmètre, l’expertise ; et au désaccord persistant, le juge », a-t-il déclaré.
Il a indiqué avoir saisi la justice pour l’annulation de son mandat afin de soigner son honorabilité. « En tant qu’opérateur économique de premier ordre, je ne peux pas laisser ceux qui veulent m’accommoder de personnes qui veulent squatter le terrain des autres », a-t-il lâché.
Soumahoro Mory, représentant la partie adverse, estime avoir été victime d’abus sur la parcelle indiquée et dit avoir subi un préjudice d’1 milliard 700 millions de FCFA dans cette affaire.
AP/Sf/APA





