Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a réagi, vendredi, à l’annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Le parti au pouvoir y voit une preuve de l’écoute du chef de l’État face aux préoccupations de la classe politique.
Le paysage politique ivoirien s’apprête à connaître une mutation majeure. Suite au Conseil des ministres du mercredi 06 mai 2026 annonçant la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), le RHDP a tenu à exprimer sa position par la voix de son secrétaire exécutif, Ibrahima Cissé Bacongo.
Dans son communiqué, le parti présidentiel rappelle que la CEI était le fruit d’un consensus national. Durant un quart de siècle, cette institution a supervisé les différents scrutins du pays, s’adaptant aux exigences de la classe politique et de la société civile.
Toutefois, Ibrahima Cissé Bacongo note que, malgré des « avancées notables », l’institution a été la cible récurrente de critiques, souvent jugées « infondées » par le parti. Le RHDP se dit en phase avec le gouvernement.
Loin de s’opposer à cette décision, le RHDP s’en réjouit. Pour la formation politique, cette dissolution prouve que Alassane Ouattara reste « à l’écoute de ses concitoyennes et concitoyens ». En actant la fin de la CEI, le gouvernement semble vouloir purger le débat des tensions liées à la gestion des élections.
L’heure est désormais à la reconstruction. Le RHDP invite l’ensemble des acteurs politiques et les organisations de la société civile à saisir cette opportunité. L’objectif affiché est clair : instaurer un « nouveau mécanisme de gestion des élections » capable de garantir, sur le long terme, des scrutins apaisés et transparents.
Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, parti présidé par Alassane Ouattara, conclut en appelant à la préservation d’un climat de paix, condition sine qua non pour bâtir une « Côte d’Ivoire prospère et solidaire ».
AP/Sf/APA







