ENI, un groupe pétrolier, a publié ce mercredi 3 septembre 2025, à Abidjan, son deuxième rapport sur le développement durable en Côte d’Ivoire, qui ouvre de nouvelles perspectives de collaboration dans les filières agricoles et agro-industrielles.
Ce deuxième rapport d’ENI sur le développement durable consacré à la Côte d’Ivoire, confirme son engagement en faveur d’une transition énergétique juste, capable d’intégrer la croissance économique, l’inclusion sociale, la protection de l’environnement et la valorisation du capital humain local.
La cérémonie de présentation, a réuni des représentants d’institutions, du monde universitaire, du secteur privé, de la coopération internationale et de la société civile, témoignant de l’approche collaborative et inclusive qui caractérise la présence du groupe dans le pays.
« L’héritage le plus précieux que nous voulons laisser à la Côte d’Ivoire va au-delà du secteur énergétique : il se mesure en termes de personnes, de compétences locales acquises, de capacité à générer des opportunités stables et inclusives », a déclaré Luca Faccenda, le directeur général d’Eni Côte d’Ivoire.
En 2024 et 2025, dira-t-il, « nous avons signé trois accords stratégiques. Le premier est avec le ministère des Eaux et Forêts, pour le lancement du projet de Conservation et de restauration des forêts classées (CRFC), une initiative destinée à lutter contre la déforestation et la dégradation du patrimoine forestier ».
Le deuxième accord, signé avec le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a pour objectif de renforcer le système de santé communautaire et d’améliorer l’accès aux soins pour les populations, a-t-il ajouté.
Transition énergétique
« Et le troisième (accord), signé avec le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, dans l’objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration dans les filières agricoles et agro-industrielles, notamment pour la production d’huiles végétales destinées à l’alimentation de la bioraffinerie », a-t-il indiqué.
La société ENI natural energies Côte d’Ivoire (ENE), filiale du groupe, opère principalement dans le domaine de la production de matières agricoles et d’huiles végétales à partir de résidus agro-industriels et agricoles pour approvisionner les bioraffineries d’Enilive.
En 2024, la production d’huile de caoutchouc dans le pays a progressé de manière significative grâce à la poursuite de la collaboration avec la Fédération des producteurs d’hévéa de Côte d’Ivoire (FPH-CI). Il s’agit d’une activité clé dans la chaîne de valeur des carburants durables, qui a un impact sur les familles des agriculteurs.
Au total, 6 000 agriculteurs et 162 coopératives ont participé à la campagne hévéa. Par ailleurs, ENI a signé un accord d’approvisionnement d’un an, en septembre 2024, pour la fourniture de 6 000 tonnes de liquide de coque de noix de cajou.
Le rapport confirme la trajectoire de décarbonisation du projet Baleine, premier gisement pétrolier développé avec un objectif de zéro émission nette (Scope 1 et 2) en Afrique, grâce à l’utilisation des meilleures technologies et à des initiatives locales visant à compenser les émissions.
Il souligne qu’en 2024, le projet trentenaire de conservation et de restauration de 14 forêts dans les régions des Lagunes et du Sud-Comoé a été lancé avec succès. Il aura potentiellement des impacts positifs directs et indirects pour plus de 300 000 personnes.
En 2025, avec la campagne de plantation des 100 premiers hectares, l’activité de mise en terre d’environ 12 millions d’arbres indigènes prévue par le projet a été lancée. Parallèlement, le programme Clean Cooking, lancé en 2022, a franchi une étape importante en impliquant plus de 750 000 personnes grâce à la distribution de cuisinières améliorées et à l’émission des premiers crédits carbone certifiés.
Contenu local
Le renforcement du contenu local est l’un des piliers des objectifs du groupe en Côte d’Ivoire. Le rapport présente les initiatives mises en place pour promouvoir l’emploi, former des professionnels qualifiés et favoriser le transfert de compétences dans les différents domaines du secteur énergétique.
À cette fin, Eni continue d’investir dans la formation technique : grâce aux masters professionnels développés en collaboration avec l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), une nouvelle génération de professionnels se prépare à travailler dans les secteurs de la production et du raffinage. Plus de 50 étudiants ont déjà effectué des stages de formation chez Eni et d’autres entreprises du secteur.
L’attention portée à l’emploi des jeunes s’étend également à des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, l’électronique et la mécanique automobile. Grâce à deux programmes distincts, Pro-Jeunes et Emploi Durable, environ 400 jeunes ont participé à des formations visant à faciliter leur insertion professionnelle.
Le groupe pétrolier a également continué à promouvoir l’accès aux services essentiels, tels que la santé et l’éducation, et à soutenir des initiatives de diversification économique. Dans le domaine de la santé, une maternité a été construite et cinq centres de santé ont été rénovés et équipés de matériel moderne et adapté.
Le personnel de santé a été formé et des ambulances adaptées à une utilisation dans les zones rurales ont été fournies. En matière d’enseignement primaire et secondaire, plus de 16 000 élèves des écoles primaires et secondaires bénéficient aujourd’hui d’établissements scolaires plus modernes, plus sûrs et mieux équipés.
Dans le domaine de la diversification économique, l’Ethical Fashion Initiative a contribué à la création d’un pôle textile durable et à la naissance d’une entreprise sociale qui a déjà des contrats nationaux et internationaux. Présent en Côte d’Ivoire depuis 2015, Eni a fait les deux plus grandes découvertes d’hydrocarbure du pays, Baleine et Calao, et continue d’investir pour contribuer à la croissance du pays.
AP/Sf/APA







