Les principales organisations du transport aérien exhortent les États africains à harmoniser la collecte des données des passagers avec les standards internationaux, tout en refusant que les coûts de sécurité soient répercutés sur les voyageurs.
L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l’Association des compagnies aériennes d’Afrique australe (AASA) et l’Association du transport aérien international (IATA) ont publié une déclaration commune.
Elles demandent aux gouvernements africains d’appliquer les systèmes d’information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR) en stricte conformité avec les directives de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Ces dispositifs permettent d’obtenir les informations sur les voyageurs avant le vol, renforçant ainsi la sûreté aux frontières et facilitant le transit des passagers en règle. Cependant, les trois organisations rappellent que ce déploiement doit reposer sur des cadres juridiques et opérationnels transparents, articulés autour de quatre piliers essentiels.
La mise en œuvre réussie de ces programmes repose sur quatre piliers fondamentaux : une légalité garantie par un cadre juridique clair et une autorité unique, une proportionnalité stricte dans la collecte et la conservation des données, une finalité exclusivement dédiée à la sécurité frontalière, et une uniformité des formats d’échange à l’échelle mondiale.
L’industrie aérienne s’oppose fermement au financement de ces programmes par de nouvelles taxes imposées aux compagnies ou aux passagers. S’appuyant sur la politique de l’OACI (Doc 9082), l’AFRAA, l’AASA et l’IATA rappellent que la sécurité frontalière est une prérogative régalienne.
Les coûts afférents doivent donc être intégralement assumés par les États. Surcharger financièrement le secteur risquerait de freiner la connectivité aérienne, d’augmenter le prix des billets et de pénaliser le développement économique lié au tourisme et au commerce.
Dans leur déclaration commune, Abdérahmane Berthé (AFRAA), Aaron Munetsi (AASA) et Kamil Alawadhi (IATA) ont réaffirmé leur volonté de collaborer avec les autorités africaines. Leur objectif reste de garantir un transport aérien à la fois sûr, efficace et abordable pour l’ensemble du continent.
AP/Sf/APA







