Plus de 6 400 citoyens sud-africains se trouvent actuellement au Moyen-Orient, alors que le conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran continue de déstabiliser la région, a annoncé vendredi le ministère des Relations internationales et de la Coopération (DIRCO).
Le DIRCO sud-africain a observé une forte hausse des inscriptions sur sa plateforme « Travel Smart », des ressortissants piégés recherchant une assistance face à l’intensification des hostilités entre États.
Le ministère a invité les citoyens présents dans les zones touchées à utiliser les canaux officiels pour faciliter leur évacuation et à profiter des vols commerciaux, bien que limités, qui ont repris.
« Il est vivement recommandé aux citoyens de quitter immédiatement la région, car de nouvelles attaques violentes sont malheureusement attendues », a déclaré le DIRCO, précisant que l’assistance consulaire pourrait être restreinte dans certains pays.
Le ministère déconseille également tout voyage non essentiel dans la région et conseille à ceux rencontrant des difficultés de contacter les ambassades sud-africaines ou les numéros d’urgence pour obtenir de l’aide.
Cette hausse des inscriptions intervient alors que le Moyen-Orient connaît sa période la plus instable depuis des années. Les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis se sont intensifiées, avec des frappes de missiles, des attaques de drones et des opérations de représailles touchant le Liban, les Émirats arabes unis et le Qatar.
L’escalade du conflit a entraîné la fermeture des frontières, l’annulation de vols et des restrictions de circulation pour les civils, compliquant les efforts d’évacuation des Sud-Africains et d’autres ressortissants étrangers.
Le DIRCO a réaffirmé que la sécurité des citoyens sud-africains reste sa priorité et a encouragé toute personne ayant besoin d’aide urgente à contacter sa ligne d’urgence ou les ambassades d’Afrique du Sud, notamment en Jordanie.
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