Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres a exprimé sa vive préoccupation face à la reprise des hostilités entre les troupes fédérales éthiopiennes et le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), principal parti d’opposition dans la région du Tigré.
Dans une déclaration publiée ce week-end par le porte-parole adjoint du Secrétaire général, Farhan Haq, l’Onu a exhorté toutes les parties à la retenue, au respect des accords de paix et au règlement des différends par le dialogue afin d’éviter une escalade du conflit.
Le chef de l’Onu a averti que la situation menaçait d’anéantir les progrès accomplis depuis la signature de l’Accord de cessation permanente des hostilités en novembre 2022 et a appelé toutes les parties à privilégier une solution pacifique et à rétablir la confiance.
« Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les conséquences potentielles pour les civils et le risque d’une reprise du conflit », indique la déclaration, soulignant l’importance de la pleine mise en œuvre des cadres de paix existants et de la collaboration avec les partenaires régionaux, tels que l’Union
africaine, pour consolider la paix dans la région. Dans une déclaration similaire, l’Union européenne, par l’intermédiaire de son service diplomatique, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), a exprimé sa vive préoccupation face aux récents affrontements entre les forces.
L’UE a déclaré qu’une désescalade immédiate est impérative pour éviter une reprise du conflit qui pourrait avoir de « graves conséquences pour les civils et la stabilité régionale ».
Le SEAE a réaffirmé que l’accord de cessation des hostilités de novembre 2022 demeure le cadre essentiel pour le règlement des différends par le dialogue et a réaffirmé la volonté de l’UE de soutenir les mesures de confiance en vue de la pleine mise en œuvre de l’accord de Prétoria.
Cette déclaration de l’UE fait suite à l’appel lancé par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, à toutes les parties dans la région du Tigré, en Éthiopie, à faire preuve de la plus grande retenue après la reprise des affrontements dans certaines zones contestées entre les régions du Tigré et d’Amhara.
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