Le gouvernement burkinabè a dressé, ce lundi 3 février 2026, un bilan positif de sa transformation numérique. Avec un taux d’exécution de 91 % pour l’année écoulée, la ministre de la Transition digitale, Dr Aminata Zerbo Sabané, projette une accélération massive de la couverture réseau pour éradiquer les zones sans connexion d’ici la fin de l’année.
L’heure est à la redevabilité au « Pays des hommes intègres ». Sous l’égide du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, l’évaluation des contrats d’objectifs ministériels a mis en lumière les performances du département de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques. Avec un score de 91 %, la ministre Dr Aminata Zerbo Sabané a confirmé la dynamique de souveraineté numérique engagée par le pays.
L’année 2025 a marqué un tournant pour le désenclavement numérique. Grâce aux efforts du ministère, 370 nouvelles localités ont été intégrées aux réseaux de téléphonie et d’internet. Parallèlement, la construction de deux data centers modulaires a été achevée, garantissant un hébergement local et sécurisé des données nationales.
Le service public n’est pas en reste : 146 plateformes de dématérialisation sont désormais opérationnelles sur les 272 initiées depuis 2023. Pour rapprocher l’État du citoyen, le contrat-plan avec La Poste a lancé la création des espaces « Zama Tchey », véritables guichets uniques numériques.
L’ambition pour l’année en cours est de passer à la vitesse supérieure. Le programme « zéro zone blanche » prévoit l’interconnexion de 750 localités supplémentaires dès le premier semestre, suivies d’une seconde vague de 750 autres avant la fin de l’année.
« En 2026, nous allons accélérer l’identification unique électronique et bâtir un nouveau réseau dédié à l’administration publique, en commençant par Ouagadougou et Bobo-Dioulasso », a martelé Dr Aminata Zerbo Sabané.
Sur instruction du Premier ministre, le Burkina Faso amorce une rupture technologique. L’administration publique devra progressivement délaisser les solutions tierces au profit d’outils numériques souverains (messagerie, gestion documentaire) conçus localement. Cette stratégie vise à renforcer la sécurité nationale tout en stimulant l’écosystème digital local.
HO/ac/Sf/APA







