Des violences ont éclaté à la frontière entre les zones de Konso, d’Alle et de South Omo, dans la région de South Ethiopia, faisant quatre morts et six blessés, selon les autorités locales.
Des anciens de la communauté et des témoins ont indiqué à APA que les violences dans le sud de l’Omo en Éthiopie avaient débuté le 10 septembre 2026, après l’entrée d’hommes armés dans le district de Kolme, dans la zone de Konso, à la recherche de bovins présumés volés.
Alors que les anciens avaient appelé dans un premier temps les hommes armés à régler le différend par l’intermédiaire des autorités locales, ces derniers seraient revenus le lendemain matin et auraient lancé une attaque contre la localité de Masoya et les villages environnants.
Les violences qui auraient fait quatre morts ont provoqué le déplacement de centaines de personnes, après des incursions armées, l’incendie d’habitations et le vol de bétail.
Des habitants interrogés par APA ont rapporté que des coups de feu avaient retenti à l’aube, contraignant des familles à fuir avec leurs enfants. Des habitations, des greniers à céréales, des moulins à farine ainsi que des bâtiments et lieux de culte auraient été incendiés.
Les assaillants auraient également emporté du bétail, notamment des bovins, des chèvres et de la volaille, et pris le contrôle de points d’eau stratégiques le long de la rivière Weyto.
Selon des anciens de la communauté, des jeunes hommes armés venus de la zone voisine d’Alle auraient rejoint les premiers groupes, aggravant les attaques contre plusieurs zones agricoles.
Les mêmes sources ont fait état d’au moins six civils tués du côté de Konso et de plus de 500 personnes ayant fui leurs domiciles à Kurgo, Durail, Kisima et Tuka pour se réfugier dans les zones voisines.
Dans un communiqué, l’administration du district de Kolme a confirmé que des hommes armés, entrés sous prétexte de récupérer du bétail disparu, étaient à l’origine des violences.
Fikru Birhanu, administrateur en chef de la zone, a toutefois établi le bilan à quatre morts et six blessés graves. Il a également indiqué que 21 infrastructures, dont des établissements de santé et d’enseignement, avaient été incendiées.
Les autorités ont annoncé le déploiement d’éléments des Forces de défense nationale éthiopiennes dans la région afin de rétablir l’ordre. Des patrouilles étaient toujours menées dans le secteur, alors que des tirs sporadiques étaient signalés dans l’après-midi du 14 septembre.
MG/as/lb/te/Sf/APA





