Le dossier de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons franchira une nouvelle étape judiciaire avec son inscription à l’audience du 18 juin devant la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Ouagadougou, selon des informations rapportées mercredi par le quotidien privé Le Pays dans sa rubrique « Révélations ».
L’affaire Norbert Zongo, l’un des dossiers judiciaires les plus emblématiques du Burkina Faso, sera examinée ce jeudi par la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Ouagadougou, dans le cadre de la procédure engagée à la suite des appels formés contre l’ordonnance de renvoi devant la juridiction de jugement.
Selon les informations publiées par Le Pays, cette audience constitue une étape importante dans l’évolution du dossier, qui implique plusieurs personnes mises en examen, dont François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré.
En mai 2025, plusieurs inculpés avaient interjeté appel de l’ordonnance de renvoi prononcée par le juge d’instruction, alors que le dossier était considéré comme prêt pour un éventuel procès. La Chambre d’instruction est ainsi appelée à se prononcer sur la validité de cette ordonnance avant toute poursuite de la procédure judiciaire.
Le dossier remonte à décembre 1998, lorsque le journaliste d’investigation Norbert Zongo, directeur de publication de l’hebdomadaire L’Indépendant, ainsi que ses compagnons Blaise Ilboudo, Ernest Zongo et Abdoulaye Nikiéma, avaient été retrouvés morts dans leur véhicule incendié près de Sapouy. L’affaire avait suscité une vive émotion au Burkina Faso et au-delà.
Après plusieurs années de procédure, l’enquête avait été rouverte en 2015 à la faveur de nouveaux éléments. Les investigations avaient notamment conduit à l’inculpation de plusieurs personnes, dont François Compaoré, présenté par les magistrats instructeurs comme le présumé commanditaire de l’assassinat.
L’audience du 18 juin est attendue avec intérêt par les familles des victimes, les organisations de défense des droits humains et les acteurs de la presse, qui réclament depuis près de trois décennies que toute la lumière soit faite sur cette affaire devenue un symbole de la lutte contre l’impunité au Burkina Faso.
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