Dominant désormais l’horizon de Rabat et Salé, la tour Mohammed VI s’inscrit dans une nouvelle génération de projets africains associant hauteur, ingénierie avancée et critères environnementaux renforcés.
La tour Mohammed VI, plus haute construction du Maroc avec ses 250 mètres, a obtenu la certification environnementale LEED Gold grâce à l’utilisation d’un béton à faible empreinte carbone développé par le groupe suisse Holcim, selon des informations communiquées par l’entreprise. Érigé sur les rives du Bouregreg à Rabat, l’édifice renforce le positionnement du Royaume sur le segment des infrastructures intégrant des standards environnementaux internationaux.
Conçue par les architectes Rafael de La-Hoz et Hakim Benjelloun, la tour de 55 étages s’est progressivement imposée comme l’un des marqueurs architecturaux les plus visibles de la capitale marocaine. Holcim souligne que la silhouette de l’ouvrage, comparée à «une fusée dressée sur sa rampe de lancement», reste visible jusqu’à cinquante kilomètres de distance. Le bâtiment accueille un hôtel de luxe, des appartements haut de gamme ainsi qu’une terrasse panoramique située au sommet de la structure.
Au-delà de sa dimension symbolique, le projet repose sur des choix techniques liés aux exigences d’une zone exposée au risque sismique. Les concepteurs de la tour ont misé sur un béton à haute résistance afin d’assurer la stabilité de l’ouvrage malgré sa hauteur et les spécificités géologiques du site. Holcim précise que le ciment bas carbone ECOPlanet a été intégré au cœur de la structure porteuse, avec l’objectif de réduire les émissions associées au chantier tout en maintenant les performances mécaniques requises
Cette certification LEED Gold intervient dans un contexte de montée en puissance des standards environnementaux dans l’immobilier premium et les grands projets urbains africains. Le label LEED, développé par l’U.S. Green Building Council, constitue l’un des référentiels internationaux les plus utilisés pour évaluer la performance environnementale des bâtiments, notamment en matière d’efficacité énergétique, de gestion des matériaux et de réduction de l’empreinte carbone.
L’obtention de cette distinction conforte également la stratégie des groupes cimentiers visant à accélérer le développement de matériaux moins émetteurs de CO₂, alors que le secteur du ciment représente une part significative des émissions industrielles mondiales. Holcim multiplie depuis plusieurs années les investissements dans les gammes de ciment à faible intensité carbone destinées aux infrastructures urbaines et aux grands projets immobiliers.
Par son positionnement architectural et technologique, l’édifice participe à la transformation du corridor du Bouregreg, devenu l’un des principaux pôles d’aménagement urbain du Royaume.
MK/AK/Sf/APA







