La directrice générale du Conseil nigérian de promotion des exportations (NEPC), Mme Nonye Ayeni, a encouragé les producteurs agricoles à tirer parti du marché européen, qui compte plus de 400 millions de consommateurs.
La Directrice générale de la NEPC, Nonye Ayeni, a rappelé que les exportations hors pétrole du Nigéria vers l’Union européenne (UE) restent marginales, représentant seulement 10 % du commerce total avec le bloc, malgré un volume d’échanges de 21,87 milliards de dollars en 2024. Lors du 8ᵉ webinaire du NEPC, intitulé « Réglementation européenne relative à l’importation de produits agroalimentaires nigérians », Mme Ayeni a estimé que ces chiffres offraient une opportunité significative pour développer le secteur hors pétrole.
L’UE demeure un partenaire commercial stratégique pour le Nigéria, représentant environ 26 % de son commerce total. Les principales exportations comprennent le cacao et ses dérivés, les oléagineux, les produits agricoles, le poisson et les fruits de mer, le caoutchouc, le cuir et le bois. En 2024, les exportations nigérianes vers l’UE ont totalisé 21,87 milliards de dollars, tandis que les importations en provenance de l’UE ont atteint 20,2 milliards de dollars.
« Cette situation représente une réelle opportunité pour accroître notre part de marché en Europe et la rendre plus significative, compte tenu de la croissance des exportations hors pétrole et de l’abondance de nos ressources agricoles », a déclaré Mme Ayeni. Elle a ajouté que le commerce mondial n’est plus uniquement déterminé par le prix et la disponibilité, mais de plus en plus par les normes, la traçabilité et le développement durable.
Le Nigéria dispose d’une large gamme de produits agroalimentaires exportables, tels que le cacao, le sésame, l’hibiscus, le gingembre et diverses épices.
« En valorisant ces produits plutôt qu’en les exportant bruts, nous pouvons obtenir de meilleurs prix sur le marché mondial, créer des emplois, favoriser l’industrialisation, réduire la pauvreté et contribuer à la diversification de l’économie nationale », a conclu Mme Ayeni.
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