L’ancienne ministre nigériane du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, a nié les accusations de corruption portées contre elle par le parquet britannique.
Selon des médias nigérians, l’ancienne ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, qui a comparu mardi devant le tribunal de Southwark à Londres pour le premier jour de son procès, est accusée de multiples faits de corruption entre 2011 et 2015, alors qu’elle était en service sous la présidence de Godluck Jonathan.
D’après ces mêmes sources, le parquet a déclaré au tribunal que, durant son mandat, des personnes intéressées par des « contrats pétroliers et gaziers lucratifs » avec la compagnie pétrolière
nationale nigériane lui avaient accordé des « avantages financiers ou autres avantages significatifs ».
Le parquet a ajouté qu’en tant que ministre, « elle n’aurait pas dû
accepter d’avantages de la part de ceux qui menaient des affaires,
sans aucun doute extrêmement lucratives, dans le secteur pétrolier et
gazier avec des entités publiques ».
« Nous soupçonnons Diezani
Alison-Madueke d’avoir abusé de son pouvoir au Nigéria et d’avoir
accepté des pots-de-vin pour l’attribution de contrats de plusieurs
millions de livres sterling », a déclaré à l’époque la NCA (National Crime Agency) britannique, chargée de lutter contre la criminalité internationale, grave et organisée.
Selon l’accusation, deux autres personnes, son frère Doye Agama et
Olatimbo Ayinde, sont également poursuivies pour corruption dans cette
affaire. Les trois accusés résidaient au Royaume-Uni au moment des faits présumés.
Un article de l’AFP rapporte que la juge Justine Thornton a déclaré espérer que le procès se termine le 24 avril.
Par ailleurs, les mêmes sources rappellent qu’au Nigéria, plusieurs
propriétés appartenant à l’ancienne ministre du Pétrole, et d’une
valeur de plusieurs millions de dollars, ont été saisies par les tribunaux en 2017.
Un porte-parole de la Commission nigériane des crimes économiques et
financiers (EFCC) a confirmé que l’agence avait « des affaires en cours contre l’ancienne ministre ».
Alison-Madueke est en liberté
sous caution depuis son arrestation à Londres en octobre 2015. Elle nie les accusations portées contre elle.
« En 2023, elle a été formellement inculpée de corruption », précisent
les rapports.
GIK/fss/Sf/APA







