La société d’exploration énergétique Sintana Energy, active sur la côte atlantique, a annoncé son intention de procéder à une cotation secondaire à la Bourse de Namibie (NSX). Cette opération permettra, pour la première fois, aux investisseurs namibiens d’accéder directement et à grande échelle aux actifs offshore pétroliers et gaziers.
L’annonce de la cotation secondaire envisagée à la Bourse de Namibie (NSX), faite la semaine dernière par Sintana Energy, lors de la Conférence internationale sur l’énergie en Namibie à Windhoek, marque une étape importante dans la stratégie du pays visant à renforcer la participation locale dans un secteur énergétique en pleine expansion.
Cette introduction intervient alors que les projets du bassin d’Orange Basin se rapprochent des décisions finales d’investissement, traduisant une transition d’un modèle axé sur l’exploration vers une participation plus structurée des marchés financiers domestiques.
Le directeur général de Sintana Energy, Robert Bose, a indiqué que l’entreprise voit dans ce contexte une opportunité unique d’aligner les marchés de capitaux sur les objectifs de développement national, en mettant en avant les récents succès en matière d’exploration ainsi que l’évolution du cadre fiscal.
La Namibie s’impose désormais comme l’une des nouvelles frontières énergétiques les plus prometteuses d’Afrique, à la suite de plusieurs découvertes offshore majeures. Des majors internationales telles que TotalEnergies, Shell et BP ont lancé des campagnes de forage, tandis que les institutions locales se positionnent pour canaliser les capitaux nationaux vers le secteur.
Standard Bank Namibia renforce ses capacités d’investissement dans l’énergie, Old Mutual Investment Group Namibia cible des opportunités liées aux infrastructures, et Rand Merchant Bank Namibia structure des opérations visant à concilier capitaux internationaux et participation locale.
Le président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, NJ Ayuk, a qualifié cette cotation de moment charnière, appelant à des choix audacieux en matière de politique énergétique et fiscale pour garantir la sécurité énergétique et maximiser les retombées locales.
« Il faut penser à la sécurité énergétique à l’échelle de l’Afrique. Rien ne se fera sans une action volontariste », a-t-il déclaré.
D’autres acteurs renforcent également leur présence. Eco Oil & Gas a récemment cédé 60 % de ses licences dans le bassin de Walvis à BP, sécurisant ainsi des financements et un appui technique en amont des forages. Son directeur général, Gil Holzman, a souligné l’importance d’intégrer les acteurs namibiens à mesure que le secteur se développe.
Avec la mobilisation des capitaux domestiques et l’engagement des grandes compagnies internationales, l’industrie pétrolière et gazière namibienne entre dans une nouvelle phase de maturité financière.
La cotation de Sintana Energy à la NSX permettra désormais aux investisseurs locaux de participer directement à la croissance du segment amont, ancrant davantage la participation nationale dans ce qui s’annonce comme l’un des marchés énergétiques les plus dynamiques du continent.
JN/lb/te/Sf/APA






