La Banque mondiale prévoit désormais une croissance limitée à 0,9 % pour le Mozambique en 2026, selon son rapport sur les Perspectives économiques mondiales publié jeudi, marquant une forte révision à la baisse des prévisions pour le pays.
La révision à la baisse de la croissance au Mozambique, de 1,9 point de pourcentage, constitue la plus importante dans les Perspectives économiques 2026 publiées par la Banque mondiale, parmi les pays africains lusophones . Elle s’explique par la dégradation de l’environnement économique mondial, notamment liée à la poursuite du conflit au Moyen-Orient.
Selon l’institution, ce conflit perturbe les chaînes d’approvisionnement, alimente la hausse des prix de l’énergie et accroît l’incertitude sur les marchés émergents. Ces effets touchent particulièrement les économies dépendantes des matières premières, comme le Mozambique, déjà fragilisé par une récession après les troubles postélectoraux de l’an dernier.
Les autres pays lusophones d’Afrique voient également leurs perspectives revues à la baisse : l’Angola est attendu à 2,4 %, le Cabo verde et la Guinée-Bissau à 4,8 %, et Sao Tomé-et-Principe à 2,9 %. La Guinée équatoriale enregistre la plus forte détérioration, avec une contraction estimée à 3,5 %.
Plus largement, la croissance de l’Afrique subsaharienne est désormais estimée à 4 %, contre 4,3 % précédemment. La Banque mondiale avertit que les tensions géopolitiques pourraient neutraliser une partie des moteurs de croissance du continent, malgré certaines réformes économiques et nouveaux accords commerciaux.
L’institution met aussi en garde contre un risque accru d’insécurité alimentaire, lié à la hausse des coûts de production agricole et à la baisse de l’utilisation des engrais.
Si certains pays exportateurs de pétrole, comme l’Angola et le Nigéria, pourraient tirer parti de la hausse des prix de l’énergie à court terme, la majorité des économies africaines devraient faire face à un contexte macroéconomique plus difficile, marqué par la hausse des coûts d’importation et des contraintes budgétaires accrues.
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