Le président Hakainde Hichilema a dévoilé des objectifs agricoles particulièrement ambitieux, visant une production annuelle de 10 millions de tonnes de maïs ainsi qu’un million de tonnes de blé et de soja chacun d’ici 2031.
Les projections zambiennes en matière de production agricole marquent une forte progression par rapport aux niveaux actuels, la production de maïs variant ces dernières années entre 2,7 et 3,6 millions de tonnes, tandis que celles du blé et du soja restent bien en deçà du million de tonnes.
Le chef de l’État a présenté une stratégie ambitieuse visant 10 millions de tonnes de maïs ainsi qu’un million de tonnes de blé et de soja chacun d’ici 2031, lors d’une rencontre à Lusaka avec l’ancien ministre vietnamien de l’Agriculture, Cao Duc Phat. Le Vietnam a été cité comme modèle, ayant réussi à passer d’une agriculture de subsistance à une puissance agricole mondiale, avec des exportations dépassant 70 milliards de dollars en 2025, grâce à des réformes axées sur le marché, des investissements dans l’irrigation et les infrastructures rurales, ainsi que l’intégration des technologies numériques.
Le président zambien a souligné que son pays entend s’inspirer de cette trajectoire pour renforcer la sécurité alimentaire, augmenter ses exportations et améliorer les revenus en milieu rural. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’une transformation en profondeur du secteur agricole, tant sur le plan structurel que financier.
De son côté, Cao Duc Phat a mis en avant le programme de libéralisation lancé en 1986 au Vietnam, qui a permis d’ouvrir l’économie et de transformer radicalement l’agriculture en un secteur productif et tourné vers l’exportation.
Selon Hakainde Hichilema, la Zambie dispose d’un potentiel comparable, à condition d’accélérer les réformes, d’améliorer la productivité et de renforcer les investissements dans l’irrigation et la mécanisation.
JN/lb/te/Sf/APA







