La Namibie accueillera, du 20 au 24 octobre à Windhoek, l’édition 2026 du Sommet international africain de l’énergie, du pétrole et du gaz (IAEOGS), un rendez-vous qui réunira responsables politiques, dirigeants du secteur énergétique, investisseurs et experts autour des enjeux de financement et de gouvernance énergétique du continent.
Placée sous le thème « Donner un nouvel élan à la gouvernance énergétique et foncière de l’Afrique », la rencontre ambitionne de dégager une feuille de route pour réduire le déficit d’investissements dans le secteur énergétique africain et accélérer le développement des infrastructures.
Le comité d’organisation, en partenariat avec l’Université des sciences et technologies de Namibie (NUST), co-organisatrice de l’événement, a lancé un appel international aux délégués, sponsors et exposants désireux de prendre part aux cinq jours de travaux.
Le sommet intervient alors que l’Afrique fait face à un paradoxe énergétique : le continent dispose d’importantes ressources en pétrole, gaz, solaire, hydraulique et éolien, mais souffre toujours d’un déficit majeur d’infrastructures et d’accès à l’électricité.
Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), plus de 600 millions d’Africains restent privés d’électricité, tandis que la fragilité des réseaux électriques ferait perdre au continent environ 130 milliards de dollars de produit intérieur brut (PIB) chaque année.
Malgré son potentiel considérable, l’Afrique ne capte par ailleurs que moins de 3 % des investissements énergétiques mondiaux. L’IAEOGS 2026 entend notamment examiner les moyens de réduire les risques pour les investisseurs, de mobiliser davantage de financements transfrontaliers, de tirer parti des marchés du carbone et de renforcer la sécurité de l’approvisionnement énergétique à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Des rencontres de haut niveau permettront également de rapprocher ministres, opérateurs technologiques, investisseurs et institutions financières autour de projets et de partenariats énergétiques.
Initialement prévu à Doha, au Qatar, le sommet a finalement été délocalisé à Windhoek, illustrant la montée en puissance de la Namibie sur la scène énergétique internationale.
Le pays dispose notamment d’un important potentiel pétrolier offshore dans le bassin d’Orange, dont les réserves sont estimées à environ 11 milliards de barils. Ces découvertes renforcent son attractivité auprès des investisseurs et pourraient contribuer à faire de la Namibie un acteur majeur du secteur énergétique africain.
L’IAEOGS 2026 est organisé avec la NUST, le Réseau d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique, l’Association des propriétaires de raffineries de pétrole brut du Nigeria, African Energy World, African Energy Vault Limited, la Transcontinental University des États-Unis et l’Académie africaine de l’énergie.
JN/fss/te/APA







