Face à une crise de commercialisation du cacao qui paralyse le secteur depuis plusieurs mois, le gouvernement ivoirien a annoncé, ce vendredi 27 février 2026, une refonte majeure du calendrier des campagnes de vente du cacao.
« Dorénavant, la campagne cacao s’ouvrira le 1er septembre et s’achèvera le 28 février pour la grande campagne. La petite campagne, elle, débutera le 1er mars pour s’achever le 31 août, selon une information livrée par le Conseil du café-cacao, le vendredi 27 février 2026 », précise une note officielle du gouvernement ivoirien.
Cette réorganisation de la campagne de commercialisation devrait permettre de faciliter la reprise des achats de fèves par les multinationales et les exportateurs locaux, dont les activités avaient été arrêtées ou fortement réduites ces derniers mois en raison de la crise, souligne la note.
L’avancement de la campagne intermédiaire devrait permettre de relancer l’ensemble de l’appareil productif et industriel, en assurant un écoulement plus rapide des fèves. Cette décision vise avant tout à briser l’immobilisme actuel.
Dans cette nouvelle configuration, les planteurs devraient pouvoir vendre leur production en quelques semaines, alors que nombre d’entre eux se trouvaient sans solution de commercialisation depuis plusieurs mois, défend le gouvernement.
L’État espère faciliter la reprise immédiate des achats par les multinationales et les exportateurs locaux. Ces derniers, dont les activités étaient au point mort ces derniers mois, disposent désormais d’un cadre réglementaire pour relancer leurs flux logistiques et industriels.
Pour les 1,2 million de producteurs ivoiriens, l’enjeu est vital. Bloqués avec des stocks de fèves invendus depuis des mois, les planteurs devraient, grâce à ce nouveau calendrier, pouvoir écouler leur production en seulement quelques semaines.
La filière cacao représente environ 1,2 million de producteurs et fait vivre près de huit millions de personnes en Côte d’Ivoire. Elle génère plus de 130 milliards de dollars de chiffre d’affaires chaque année au niveau mondial, mais la Côte d’Ivoire et les autres pays producteurs ne reçoivent que 6% de ce montant.
AP/Sf/APA







