La Banque mondiale a déclaré que l’ambition du gouvernement fédéral nigérian d’atteindre une inflation à un chiffre à court terme était irréaliste, avertissant que le pays faisait partie des rares pays africains encore aux prises avec une forte inflation des prix à la consommation.
Dans son dernier rapport Africa’s Pulse publié mardi, la Banque
prévoyait que le Nigéria, aux côtés de l’Angola, de l’Ethiopie, du Ghana, du Malawi, du Soudan, de la Zambie, de Sao Tomé-et-Principe et
du Zimbabwe, continuerait d’enregistrer des taux d’inflation à deux chiffres jusqu’en 2025.
Le rapport révèle que si 37 des 47 économies africaines devraient
maintenir une inflation à un chiffre d’ici 2026, le Nigéria reste un cas à part en raison de défis structurels persistants, notamment la dépréciation de la monnaie, les prix élevés des denrées alimentaires et de l’énergie, et les goulots d’étranglement de l’offre qui
continuent d’alimenter l’instabilité des prix. Cette évolution, qui contredit les prévisions, sape l’optimisme du gouvernement fédéral quant à la capacité de ses récentes réformes budgétaires et monétaires, notamment l’unification du marché des changes, la suppression des subventions aux carburants et les mesures de resserrement de la Banque centrale, à ramener rapidement l’inflation à un chiffre.
On se souviendra que le gouverneur de la Banque centrale du Nigéria
(CBN) avait déclaré, lors de la série de conférences annuelles à la
Lagos Business School, qu’un taux d’inflation à un chiffre demeurait
son objectif à moyen terme.
Cependant, la Banque mondiale, dans son évaluation, a noté que malgré
une large vague de désinflation qui balaie l’Afrique subsaharienne, le
Nigéria demeure l’un des rares pays encore prisonnier d’une inflation
à deux chiffres, alors même que la croissance des prix dans la région
ralentit pour atteindre des niveaux historiquement bas.
GIK/fss/APA







