Du 15 au 17 septembre, l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État marocain a accueilli une délégation djiboutienne conduite par le Secrétariat exécutif chargé du portefeuille de l’État (SEPE).
La mission de travail djiboutienne à Rabat illustre la reconnaissance croissante du modèle marocain en matière de réforme et de gouvernance des établissements et entreprises publics (EEP).
La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de l’ambassadeur de Djibouti au Maroc, Mohamed Douhour Hersi, et du directeur général de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE)
, Abdellatif Zaghnoun. Selon le communiqué de l’Agence, cette rencontre s’inscrit dans le prolongement du mémorandum d’entente signé le 13 mai dernier entre le ministère djiboutien de l’Économie et des Finances chargé de l’Industrie et l’ANGSPE.
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Au cours de trois journées d’échanges techniques et stratégiques, les deux parties ont partagé leurs expériences autour de plusieurs thématiques clés. La délégation djiboutienne, conduite par le secrétaire exécutif Aïd Ahmed Ibrahim, a pu suivre des ateliers portant sur la politique actionnariale de l’État, la gouvernance et les restructurations, le pilotage de la performance et la transparence financière, ainsi que la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
Les responsables marocains ont notamment présenté les avancées de la doctrine actionnariale, désormais centrale dans la gestion du portefeuille public, les bonnes pratiques de gouvernance promues par l’ANGSPE et les mécanismes de transformation d’EEP en sociétés anonymes. La mission a également permis de détailler le dispositif intégré de suivi de la performance des établissements publics, ainsi que l’expérience marocaine inédite de consolidation des comptes de l’État actionnaire selon les normes IFRS.
Une attention particulière a été accordée à la structuration organisationnelle de l’ANGSPE, à ses feuilles de route en matière de ressources humaines et de transformation digitale, ainsi qu’à ses processus internes de gestion. Ces échanges se sont achevés par une session de restitution, qui a permis d’identifier des recommandations et des pistes de coopération à long terme.
Les deux parties ont souligné l’importance de bâtir un partenariat Sud–Sud exemplaire, en phase avec l’Orientation stratégique n°2 de la politique actionnariale de l’État marocain, qui fait du secteur public un moteur de l’intégration continentale. Cette coopération se veut également cohérente avec la vision portée par le Roi Mohammed VI pour une Afrique intégrée et solidaire, ainsi qu’avec le plan « Djibouti 2035 » du président Ismaïl Omar Guelleh.
L’ANGSPE rappelle que cette mission s’inscrit dans une dynamique plus large de partage d’expertise avec plusieurs pays africains, dont le Gabon, la République démocratique du Congo et la Guinée. Elle illustre la volonté commune de renforcer les capacités institutionnelles et d’installer des synergies durables au service d’une gouvernance publique modernisée et performante.
MK/Sf/APA







