Vingt-cinq banques issues de 14 pays africains figurent dans le classement mondial des banques les plus performantes en 2026, publié par le magazine américain Forbes en partenariat avec Statista.
Le classement « World’s Top Performing Banks 2026 », publié le 9 septembre, distingue 500 établissements bancaires issus de 89 pays sur la base de leurs performances financières, plutôt que de leur seule taille ou du volume de leurs actifs.
L’Égypte et le Kenya arrivent en tête des pays africains représentés, avec quatre banques chacun, devant le Zimbabwe avec trois établissements. Le Nigeria, la Tanzanie et la Tunisie comptent chacun deux banques dans ce palmarès.
Parmi les établissements africains retenus figurent notamment National Bank of Egypt, CBZ Bank, FBC Holdings, NMBZ Holdings, Arab African International Bank, Commercial International Bank, Zenith Bank, Commercial Bank of Ethiopia, Crédit Populaire d’Algérie et MCB Group.
Equity Group Holdings et KCB Group du Kenya, Guaranty Trust Holding du Nigeria, la Banque internationale arabe de Tunisie, Capitec Bank d’Afrique du Sud, BGFI Bank du Gabon et Saham Bank du Maroc figurent également dans le classement.
La liste comprend aussi Suez Canal Bank d’Égypte, Stanbic Holdings et Co-operative Bank du Kenya, CRDB Bank et NMB Bank de Tanzanie, Banque de Tunisie, Rawbank de République démocratique du Congo et Capricorn Group de Namibie.
Pour établir ce classement, Forbes et Statista ont évalué les banques selon quatre principaux critères : la rentabilité, pondérée à 30 %, la croissance et la qualité des résultats à 20 %, ainsi que la résilience du capital et du financement et la qualité des actifs et l’efficacité, à hauteur de 25 % chacune.
Les établissements retenus devaient notamment être autorisés à recevoir des dépôts, exercer principalement des activités de prêts aux particuliers ou aux entreprises, publier leurs comptes selon des normes comptables reconnues et disposer d’au moins trois années consécutives de données financières.
Forbes a par ailleurs réparti les banques retenues en six catégories selon leur niveau d’actifs, allant des établissements détenant plus de 500 milliards de dollars à ceux dont les actifs sont compris entre 3 et 10 milliards de dollars.
Le classement fait toutefois apparaître une incohérence concernant plusieurs banques du Zimbabwe. Les données financières publiées par certains de ces établissements semblent inférieures au seuil de trois milliards de dollars d’actifs annoncé comme condition d’éligibilité et aux catégories dans lesquelles ils ont été placés. Cette divergence pourrait être liée à une erreur de conversion ou de traitement des données, en l’absence, à ce stade, de clarification de Forbes ou de Statista.
Malgré cette réserve méthodologique, le palmarès met en évidence la présence croissante d’établissements africains dans les classements internationaux fondés sur les performances financières, avec une représentation particulièrement marquée de l’Afrique du Nord, de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe.
TE/APA





