Le ministre burkinabè en charge de l’Énergie, Yacouba Zabré Gouba, a lancé, ce mardi 10 février 2026 à Ouagadougou, un atelier de réflexion sur l’hydrogène vert. Cette rencontre vise à explorer le potentiel de cette énergie propre pour booster les secteurs de l’agriculture et de l’eau.
L’hydrogène vert, obtenu par la séparation de l’hydrogène et de l’oxygène grâce à l’électricité renouvelable, s’invite dans la stratégie de développement du Burkina Faso. Le ministre Yacouba Zabré Gouba a réuni des cadres des ministères de l’Énergie, de l’Agriculture et de l’Eau pour définir des projets structurants autour du concept de « nexus ».
Selon le ministre, cette source d’énergie offre des perspectives majeures, notamment pour la production locale d’engrais et les usages productifs de l’électricité.
« Nous devons davantage accompagner l’ensemble des acteurs pour relever les défis qui se posent », a-t-il souligné, rappelant que cette initiative s’inscrit dans la continuité de la 6e édition de la Semaine des énergies renouvelables d’Afrique tenue en novembre dernier.
Toutefois, le gouvernement prône le réalisme. Si l’hydrogène vert est une technologie novatrice capable de compléter le solaire à long terme, le ministre a précisé qu’il ne s’agit pas d’une « solution immédiate ». « C’est un champ de réflexion stratégique qui doit être abordé avec rigueur, technicité et réalisme économique », a-t-il averti.
Pour le Dr Bruno Korgo, coordonnateur régional à WASCAL, l’évolution fulgurante des technologies de l’hydrogène vert en fait un puissant vecteur de décarbonisation pour l’industrie lourde, les transports et la synthèse de carburants. Cet atelier marque ainsi une étape cruciale pour l’autonomie énergétique et la sécurité alimentaire du pays.
Ho/Sf/APA







