Face aux critiques croissantes de groupes écologistes tels qu’Extinction Rebellion ou Greenpeace, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) monte au créneau pour défendre le rôle du pétrole et du gaz dans le développement du continent.
Dans un communiqué publié ce mardi, l’AEC dénonce une série d’« attaques coordonnées » visant les projets d’exploration offshore, en particulier en Afrique du Sud. Des organisations militantes, souvent financées à l’étranger, accusent ces initiatives de compromettre les engagements climatiques du pays. La Chambre balaie ces accusations, affirmant que les autorisations environnementales ont été respectées et que les besoins énergétiques de l’Afrique sont trop urgents pour être ignorés.
« Ces campagnes ignorent la réalité de millions d’Africains privés d’électricité et de solutions de cuisson propres », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.
« L’accès à l’énergie est un droit. Nous refusons que l’Afrique reste dans l’obscurité pendant que d’autres nations continuent de produire sans être inquiétées », dit-il.
L’AEC rappelle que plus de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité, et que 900 millions utilisent des méthodes de cuisson polluantes. Dans ce contexte, elle appelle à défendre le droit des pays africains à exploiter leurs ressources naturelles pour lutter contre la pauvreté énergétique.
Critiquant l’« hypocrisie » des groupes qui ciblent l’Afrique tout en épargnant les grands producteurs du Nord (Norvège, Royaume-Uni, États-Unis), l’organisation appelle à un débat équilibré et au respect de la souveraineté énergétique du continent.
La déclaration intervient à quelques mois de l’Africa Energy Week, rendez-vous stratégique pour le secteur. L’AEC y réaffirmera sa position : promouvoir une croissance inclusive fondée sur les ressources africaines, tout en construisant des partenariats responsables avec les opérateurs internationaux.
TE/Sf/APA







