La douzième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est ouverte mercredi 4 novembre 2026 à Bamako. L’exercice intervient après un recul du taux de mise en œuvre des réformes au Mali, passé de 80,06 % en 2024 à 75,52 % en 2025.
Les travaux de la phase technique, prévus jusqu’au 6 novembre à l’hôtel Azalaï, ont été ouverts par Souleymane Diarra, conseiller technique représentant le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Roberto Alexandre Vieira, représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, et de Zaliha Maïga, coordinatrice de la Cellule nationale de l’UEMOA.
Pendant trois jours, les experts de la Commission et les représentants des administrations maliennes examineront le niveau d’application des engagements communautaires, les progrès réalisés dans l’exécution des projets ainsi que les difficultés rencontrées.
L’évaluation porte notamment sur la gouvernance économique, la gestion des finances publiques, le marché commun et les politiques sectorielles. Elle doit permettre de mesurer aussi bien l’intégration des dispositions communautaires dans la législation nationale que leur application effective.
Un recul de 4,54 points
La précédente revue avait établi le taux moyen de mise en œuvre des réformes communautaires au Mali à 75,52 % en 2025, contre 80,06 % un an auparavant, soit une diminution de 4,54 points.
Les travaux engagés mercredi devront permettre d’apprécier l’évolution de cet indicateur et d’identifier les domaines dans lesquels des efforts restent nécessaires.
À l’ouverture de la rencontre, Roberto Alexandre Vieira a rappelé l’importance de cet exercice dans le suivi des engagements des États membres et l’harmonisation de leurs politiques économiques.
Le représentant résident de la Commission de l’UEMOA a également insisté sur la prise en compte des recommandations formulées lors des précédentes évaluations.
De son côté, Souleymane Diarra a souligné que la revue constituait une occasion pour le Mali de faire le point sur les progrès accomplis dans la transposition et l’application des textes communautaires.
Il a également évoqué les contraintes liées au contexte sécuritaire et leurs conséquences sur l’exécution de certains projets de développement.
Onze projets communautaires examinés
La douzième revue porte, à l’échelle des huit États membres, sur 149 textes réglementaires et onze projets et programmes communautaires, représentant un coût global de 19,59 milliards de francs CFA.
Cette enveloppe correspond au portefeuille régional soumis à évaluation et non à un financement exclusivement destiné au Mali.
La Commission de l’UEMOA a également retiré du périmètre de l’exercice quatorze projets achevés, en cours de clôture ou devenus inactifs, pour un montant cumulé de 56,79 milliards de francs CFA.
Le contenu de cette nouvelle évaluation avait été défini lors d’un atelier régional préparatoire organisé du 22 au 26 juin 2026 à Bamako. Les participants avaient notamment examiné les textes réglementaires concernés, les projets retenus et les critères d’appréciation des résultats.
Instituée par un acte additionnel de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement du 24 octobre 2013, la revue annuelle constitue un mécanisme de suivi de l’intégration économique et de l’application des politiques communes dans l’espace UEMOA.
À l’issue des travaux techniques du 6 novembre, un mémorandum consensuel devra être établi entre le gouvernement malien et la Commission. Il présentera les résultats de l’évaluation, les difficultés identifiées et les recommandations retenues.
Ce document servira de base à la phase politique de la revue, destinée à examiner les performances du Mali et les perspectives d’amélioration de l’application des réformes communautaires.
MD/te/Sf/APA





