Le parquet du Burkina a requis mercredi 24 mois de prison et 2 millions de FCFA d’amende ferme contre l’avocate Ini Esther Doli, poursuivie pour diffamation présumée envers la police municipale de Ouagadougou.
Le parquet a requis mercredi, devant le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I, 24 mois de prison et 2 millions de FCFA d’amende, le tout ferme, contre Me Ini Esther Doli.
L’avocate est poursuivie à la suite de publications sur Facebook, le 15 août 2026, après le déguerpissement du maquis Allah Ti Kouma, présenté comme un haut lieu de prostitution. La commune de Ouagadougou, à l’origine de la plainte, estime que ses propos ont porté atteinte à l’honneur des agents de la police municipale.
À la barre, Me Doli a contesté avoir visé la police municipale. Elle a soutenu que ses publications s’inscrivaient dans une réflexion plus large sur les acteurs liés à la prostitution.
La partie civile a réclamé un franc symbolique de dommages et intérêts. La défense a plaidé la relaxe, estimant que l’intention de nuire et le lien entre les propos et la police municipale n’étaient pas établis. Elle a également rappelé que l’avocate avait supprimé ses publications et adressé une lettre d’excuses au président de la délégation spéciale de la commune.
Le tribunal rendra son verdict le 25 novembre 2026.
HO/te/Sf/APA





