Une commission parlementaire burkinabè a donné son feu vert à la ratification d’un traité des Nations Unies sur la biodiversité marine. Cette décision ouvre la voie à l’examen du texte en séance plénière le 10 novembre prochain, bien que le pays ne possède aucune façade maritime.
La Commission des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS) de l’Assemblée législative de Transition (ALT) a donné son accord, lundi, au projet de loi autorisant la ratification de cet accord historique, adopté le 19 juin 2023 à New York.
Auditionné par les députés, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a défendu l’intérêt stratégique de cette adhésion pour un pays enclavé. L’accord vise précisément à permettre aux États sans littoral de participer à la gouvernance des espaces marins internationaux et à la préservation de leur biodiversité.
« Même sans littoral, les pays de l’intérieur ont le droit de se prononcer sur la gestion de ce patrimoine commun de l’humanité », a déclaré M. Traoré, cité dans un communiqué officiel de son ministère.
Le texte prévoit notamment un partage équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques marines, ainsi qu’un renforcement de la coopération scientifique internationale. Selon le chef de la diplomatie burkinabè, cet accord offrira aux chercheurs locaux la possibilité de participer à des programmes de recherche sur la conservation des écosystèmes marins et la régulation du climat.
Après cette ratification, le gouvernement prévoit d’identifier des projets prioritaires afin de concrétiser les engagements du Burkina Faso dans cet espace maritime mondial.
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