La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a engagé une vaste réorganisation de son dispositif militaire.
Entre janvier et juin 2026, la force onusienne a procédé à la fermeture de 21 bases opérationnelles (7 permanentes et 14 temporaires) à travers le pays pour adopter une posture plus mobile et recentrée sur les zones à haut risque.
Cette restructuration intervient dans un contexte marqué par l’amélioration de la sécurité dans plusieurs régions, le redéploiement progressif des Forces armées centrafricaines (FACA) et des contraintes budgétaires pesant sur les opérations de maintien de la paix.
« Passer le flambeau ne signifie pas un départ de la MINUSCA. Reconfiguration ne signifie pas absence », a souligné la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RCA, Valentine Rugwabiza, à l’occasion du transfert de plusieurs emprises aux autorités nationales.
Pour compenser la réduction de sa présence statique, la MINUSCA mise sur une réactivité accrue. Avec plus de 550 patrouilles terrestres et aériennes exécutées chaque semaine, la force entend maintenir un maillage serré du territoire et intervenir rapidement en cas de menace.
« Cette reconfiguration vise à maintenir une présence robuste, flexible et réactive, capable d’intervenir rapidement dans les zones à haut risque, afin d’assurer la protection des civils », a précisé le commandant de la Force, le Lieutenant-Général Humphrey Nyone.
Tout en rétrocédant des bases stabilisées au gouvernement centrafricain, la mission onusienne poursuit ses opérations conjointes et son soutien logistique aux forces nationales pour accompagner la montée en puissance de l’État sur l’ensemble du territoire.
TE/Sf/APA





