Dans le cadre du renforcement du système sanitaire dans les zones vulnérables, la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Diene Keita, a officiellement remis ce mardi 3 novembre 2026 à Abidjan, deux cliniques mobiles destinées aux régions du Bounkani et du Tchologo.
La remise officielle de ces dons, s’est déroulée au siège de la Nouvelle pharmacie de la santé publique (NPSP) à Treichville, en présence du ministre ivoirien du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et de la directrice de Cabinet adjointe du ministère de la Santé, Soltié Aminata Coulibaly-Koné.
D’un coût global de 110 millions de FCFA, incluant les équipements et les produits médicaux associés, ces deux cliniques mobiles de santé de la reproduction visent à desservir les localités les plus reculées du Nord ivoirien. Ces régions font face à des défis accrus en raison de l’accueil de flux importants de réfugiés.
« La santé primaire reste la question la plus importante », a martelé Diene Keita, se réjouissant de pouvoir contribuer à rapprocher les soins des femmes, des jeunes et des enfants les plus isolés. Elle a également profité de l’occasion pour féliciter les équipes de l’UNFPA Côte d’Ivoire et saluer les progrès structurels bâtis par l’État ivoirien.
Évoquant les perspectives technologiques, la directrice exécutive de l’UNFPA a souligné que « le renforcement des capacités est ce qui est le plus important, et il y en a beaucoup plus à faire aujourd’hui avec l’Intelligence Artificielle. »
Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, Soltié Aminata Coulibaly-Koné a rappelé la vision sectorielle du gouvernement ivoirien : garantir un accès effectif à des soins de qualité au plus près de chaque citoyen.
Elle a fait observer que « la situation géopolitique et humanitaire aux frontières Nord impose d’adapter les stratégies nationales. L’éloignement et l’isolement de certaines localités, combinés aux exigences humanitaires, ne sauraient constituer des entraves à l’accès aux soins de santé essentiels », a-t-elle insisté.
Cette donation s’inscrit en droite ligne du 9e Programme de coopération Côte d’Ivoire-UNFPA (2026-2030). Doté d’une enveloppe indicative de 75 millions de dollars (environ 45 milliards de FCFA), ce programme constitue un levier majeur pour soutenir les politiques sanitaires du pays.
Le programme cible prioritairement la santé sexuelle et reproductive, la planification familiale, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et le renforcement du capital humain. Cette action coïncide avec l’ouverture du dialogue de haut niveau sur l’avenir démographique de l’Afrique.
A l’occasion de la livraison des cliniques, l’UNFPA a fait un geste important en direction de la formation médicale en remettant des mannequins pédagogiques de simulation d’une valeur de 30 millions de FCFA à l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS).
Le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a salué l’engagement constant de l’institution onusienne aux côtés de la Côte d’Ivoire. Il a mis en exergue le symbole fort de cette donation qui offre « la chance de vivre longtemps » aux populations, à la veille d’un rendez-vous continental majeur.
Souleymane Diarrassouba ouvre ce mercredi 4 novembre 2026 la Conférence africaine sur l’avenir de la démographie. Co-organisé par la Commission de l’Union Africaine, l’UNFPA et la Banque Africaine de Développement (BAD), ce dialogue de haut niveau se penche sur le thème : « Tirer parti des changements démographiques pour la prospérité, la résilience et l’inclusion ».
Alors que l’UNFPA s’apprête à célébrer ses 60 ans, la Côte d’Ivoire est d’ores et déjà invitée. Ce partenariat réaffirmé à Abidjan démontre que la marche vers le développement durable africain passe inévitablement par la protection et la santé des communautés les plus vulnérables.
AP/APA





