Le renforcement de l’intégration énergétique en Afrique de l’Ouest passe par une gouvernance financière rigoureuse et la consolidation des infrastructures de réseau. C’est le principal enseignement de la 52ᵉ Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), tenue du 31 octobre au 1er novembre 2026 à Bissau.
Sous la présidence de Laye Sékou Camara, ministre guinéen de l’Énergie et président en exercice du Conseil, les représentations des quatre pays membres (Guinée, Guinée-Bissau, Gambie, Sénégal) ont passé en revue la situation financière de l’OMVG et de la SOGESART (Société de Gestion de l’énergie de Sambangalou et du réseau d’interconnexion).
Au centre des délibérations figure le projet d’aménagement hydroélectrique de Sambangalou. Afin d’en garantir la transparence tout en poursuivant la mobilisation des fonds, le Conseil des Ministres a acté la réalisation d’un audit externe indépendant. Les ministres ont réitéré leur volonté d’assurer la continuité du chantier pour mener à bien cet ouvrage infrastructurel clé.
Sur le plan de l’opérationnalisation, la rencontre a jeté les bases d’une clarification de la répartition des responsabilités au sein de l’organisation et d’une prise de rôle accrue de la SOGESART dans l’exploitation des actifs énergétiques communs.
Le réseau d’interconnexion de l’OMVG, qui s’étend sur 1 677 kilomètres de lignes Haute tension (225 kV), demeure la colonne vertébrale du dispositif d’échange électrique entre les quatre États riverains.
Plaidant pour une synergie accrue entre les projets nationaux et les initiatives sous-régionales comme l’OMVS et l’OMVG, le président du Conseil a invité les États membres à concrétiser rapidement les résolutions adoptées afin d’accélérer l’accès à une énergie stable pour les populations du bassin.
TE/Sf/APA





