Les automobilistes gabonais font face à une nouvelle hausse des prix des carburants depuis le 1er novembre 2026. Le litre d’essence passe de 595 à 735 FCFA, tandis que celui du gasoil augmente de 575 à 705 FCFA. Une révision tarifaire qui intervient dans un contexte de pression sur les finances publiques, alors que le gouvernement cherche à réduire progressivement le coût des subventions pétrolières.
Les prix des carburants connaissent une nouvelle augmentation au Gabon. Depuis le 1er novembre 2026, le litre d’essence est vendu à 735 FCFA contre 595 FCFA auparavant, soit une hausse de 140 FCFA. Le gasoil passe, quant à lui, de 575 à 705 FCFA le litre, enregistrant une augmentation de 130 FCFA.
Selon les informations rapportées par l’Agence gabonaise de presse (AGP), ces nouveaux tarifs correspondent à des hausses respectives de 23,5 % pour l’essence et de 22,6 % pour le gasoil.
Au niveau industriel, les prix sont également revus à la hausse. Le litre d’essence est désormais fixé à 1 060 FCFA, celui du gasoil à 1 310 FCFA et le pétrole industriel à 930 FCFA.
Toutefois, certains produits échappent à cette révision. Le prix de la bouteille de gaz butane de 12,5 kg reste maintenu à 4 950 FCFA, tandis que le litre de pétrole lampant demeure fixé à 450 FCFA. Une mesure destinée à préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Cette augmentation intervient dans un contexte de hausse du coût des subventions pétrolières supportées par l’État. Pour le seul mois de septembre 2026, leur charge aurait atteint 30 milliards de FCFA pour le Trésor public, contre une moyenne mensuelle de 7 à 9 milliards de FCFA avant le déclenchement de la guerre en Ukraine.
À travers cette révision des prix, les autorités gabonaises entendent appliquer progressivement les orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à alléger le poids des subventions pétrolières sur les finances publiques, tout en maintenant la protection de certains produits essentiels.
Le Gabon applique depuis plusieurs années un mécanisme de stabilisation des prix des produits pétroliers afin de limiter les répercussions des fluctuations des cours internationaux sur les consommateurs.
Ce dispositif représente toutefois une charge importante pour les finances publiques, particulièrement depuis la hausse des prix de l’énergie consécutive à la guerre en Ukraine en 2022.
Face à l’augmentation des dépenses liées à ces subventions, les autorités ont engagé une politique de réduction progressive de leur poids dans le budget de l’État. La nouvelle grille tarifaire entrée en vigueur le 1er novembre 2026 s’inscrit dans cette démarche, avec une augmentation des carburants tout en maintenant les prix du gaz butane et du pétrole lampant.
DM/te/Sf/APA





