Le Mali a conclu à Moscou deux contrats avec la société russe Zarubezhgeologia portant sur la connaissance de ses ressources géologiques et la gestion des données du secteur. Les travaux doivent durer jusqu’à deux ans et comprennent également la formation de spécialistes maliens.
Le premier contrat prévoit l’élaboration de cartes géologiques à l’échelle 1/200 000 sur deux zones jugées prioritaires, selon les informations rendues publiques après la signature des accords mercredi 28 octobre à Moscou.
Les travaux, programmés sur 24 mois, doivent combiner des relevés de terrain, l’analyse d’images satellitaires et l’étude du potentiel minéral des zones concernées.
Ils doivent permettre d’améliorer les informations disponibles sur la composition du sous-sol et d’identifier des secteurs susceptibles de faire l’objet de recherches plus approfondies.
Le second contrat porte sur la création d’un système national d’information géologique baptisé « Gestion du sous-sol ».
Prévu sur huit mois, ce dispositif doit permettre de centraliser les données géologiques, de les stocker et de disposer d’outils pour leur consultation et leur analyse.
Un volet de formation accompagne les deux projets. Des agents maliens de la Direction nationale de la géologie et des mines ont notamment été formés à l’interprétation d’images satellitaires appliquée à la géologie.
Les accords ont été signés par le ministre malien des Mines, Amadou Keïta, en marge du troisième sommet Russie-Afrique organisé à Moscou.
Le Mali est l’un des principaux producteurs africains d’or et développe également l’exploitation du lithium. Les nouvelles cartes doivent servir de base aux futures campagnes de recherche géologique.
Pour l’heure, aucun montant financier lié aux deux contrats n’a été rendu public dans les informations disponibles sur leur signature.
MD/te/Sf/APA





