Bamako et Moscou ont conclu un accord de coopération sanitaire portant sur la prévention et la lutte contre les épidémies ainsi que la vaccination. Le dispositif prévoit également le déploiement d’équipements russes au Mali et la formation de professionnels de santé maliens.
Le texte a été signé mercredi 28 octobre à Moscou par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et Anna Popova, responsable de Rospotrebnadzor, l’agence fédérale russe chargée de la surveillance sanitaire.
L’accord, conclu en marge du troisième Sommet Russie-Afrique, retient trois axes prioritaires : la lutte contre les épidémies, leur prévention et la vaccination.
Il prévoit également le déploiement au Mali de technologies et d’équipements sanitaires russes ainsi qu’un volet consacré au transfert de compétences, à la formation et à l’accompagnement des médecins maliens.
Selon les autorités maliennes, ce cadre doit permettre aux services de santé d’accéder à des moyens supplémentaires de surveillance et de réponse face aux maladies à potentiel épidémique.
Rospotrebnadzor intervient déjà dans plusieurs pays africains dans le domaine de la surveillance des maladies infectieuses. Sa responsable, Anna Popova, a indiqué jeudi que des laboratoires mobiles russes fonctionnaient désormais dans onze pays du continent.
La Russie a également annoncé la poursuite jusqu’en 2029 de son programme de coopération sanitaire avec les pays africains.
Selon les données présentées par Moscou lors du sommet, 15 laboratoires mobiles de lutte contre les épidémies ont déjà été remis à huit États africains et environ 450 spécialistes du continent ont bénéficié de formations dans le cadre de ce programme.
Ces équipements sont destinés notamment à renforcer les capacités de diagnostic et de réaction lors de l’apparition de maladies infectieuses.
Le partenariat signé avec Bamako s’inscrit dans cette coopération sanitaire développée par la Russie en Afrique. Il intervient parallèlement à d’autres accords conclus à Moscou par le Mali dans les secteurs des mines, des transports et de l’investissement.
MD/te/Sf/APA





