Les événements du 30 octobre 2014 au Burkina Faso marquent le point culminant de l’insurrection populaire qui a conduit à la chute du président Blaise Compaoré après 27 ans de règne.
Le 30 octobre 2014, des centaines de milliers de manifestants descendent dans les rues de Ouagadougou et de plusieurs villes du pays pour protester contre une modification constitutionnelle (l’article 37) qui aurait permis au président de se représenter pour un nouveau mandat.
Les faits marquants de cette journée historique :
L’assaut de l’Assemblée nationale : Tôt le matin, alors que les députés s’apprêtent à voter le projet de loi de révision constitutionnelle, la foule force les barrages de sécurité. L’Assemblée nationale est prise d’assaut, pillée, puis incendiée, ce qui entraîne l’annulation immédiate du vote (…)
Les manifestants prennent le contrôle des locaux de la radio-télévision nationale, interrompant temporairement les programmes officiels (…)
La deuxième ville du pays s’embrase également, et plusieurs symboles du pouvoir exécutif et du parti majoritaire (CDP) sont pris pour cibles.(…)
Face à l’ampleur du soulèvement, Blaise Compaoré décrète l’état de siège dans l’après-midi et annonce la dissolution du gouvernement, promettant d’ouvrir des discussions (…)
Constatant la vacance du pouvoir de fait, le général Honoré Traoré annonce la dissolution de l’Assemblée nationale et la mise en place d’un organe de transition.
Le lendemain, le 31 octobre 2014, Blaise Compaoré présente officiellement sa démission et quitte le pays pour l’exil en Côte d’Ivoire.
APA





